Des perturbateurs endocriniens à l’alimentation en passant par les médicaments on peut désormais dire que : pour sur tout ce qui a trait à l’information du risque et à la sécurité de leur santé les citoyens manifestent une maturité et une attente immense envers les pouvoirs publics et économiques.

Nous avions constaté le changement de trajectoire et de forme dans la mobilisation des acteurs de la société illustré récemment encore par l’affaire du levothyrox et de lactalis – où profitant des autoroutes égalitaires du web, le citoyen mobilise désormais sans attendre, fait valoir son statut de victime, rassemble dans l’instant et trouve le passage jusque sur les bureaux du ministre alors même que celui–ci n’a pas été informé du sujet et qu’aucun processus de décision n’est même en cours. Nous assistons aujourd’hui à un phénomène bien plus important qui a minima soulèvent trois questions.

Pour les entreprises: la place responsable qu’elles s’accordent dans la société: Le marché est en train de céder la place à la responsabilité. Cela signifie que les entreprises doivent se mettre en conformité avec les attentes de la société en matière de sécurité sanitaire. Il en va de leur durabilité.

Pour tous les acteurs publics : (agences sanitaires, ministères, autorités) la question de la captation du signal émanant de la société et des moyens de son écoute en temps réel.

Pour tous les acteurs: celle de la transparence et les règles que se fixent les acteurs en matière d’information. Car force est de constater que le concept même, les moyens et les règles de l’information associé au risque sont loin d’être parvenues à maturité pour de trop nombreux acteurs.