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Secteur public, parapublic, personnalités, organisations ayant une forte incidence sur la société. Pas de noms, notre credo est de rester discrets

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Interventions publiques


Case Studies

En aucun cas les dossiers que nous traitons ne peuvent être exposés. Mais vous pouvez connaître notre vision : appelez-nous ou cherchez un mot clef, le nom d\'une marque il se peut que nous ayons donné un point de vue. Tout est dans le site !

Notre ambition

Vous accompagner et constater que vous devenez plus fort et meilleur pour vos salariés et l\'ensemble de la société

notre expertise

La porte d entrée est souvent celle de la communication, d\'une mise en cause. en fonction de chaque situation nous apportons des expertises. Nos compétences ne sont pas infinies mais elles sont logiques.

Communication 360°

Positionnement, prise de parole , réputation, veille ....

Analyse hollistique

Savoir prendre du recul, vous regarder dans un tout

Stratégie de solutions

Un développement doit être durable sinon rien

Data

Nos experts travaillent la data nous la rendons intelligente

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Nous pouvons mettons en place un système de veille ultra performant

Adaptation

Il n'y a pas de succès sans aménagement

Nous délivrons des solutions

Vous êtes face à une situation sensible, avez besoin d'expertise ou de vérifier que vos système sont prêts ?

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Tous experts, ils sont + de 30 à avoir rejoint notre action. Ils viennent du secteur public, privé, ils sont en libéral, en secteur associatif. Ils veulent faire bouger les lignes.

Céline Delysse
Céline Delysse

Fondatrice

Céline Delysse
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Son expérience de l'accompagnement des dirigeants et de la transformation des organisations l'ont poussée à monter LeCab. Elle sait que toutes les organisations même les meilleures traversent des crises et ont besoin d'être conseillées. Son parcours apporte à chaque dossier une analyse stratégique extrêmement pertinente. Elle conduit les questions de communication, pilote la communication de crise, des risques et la gestion de la réputation. Son profil est sous linkedin

MB
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Expert Dialogue Social

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Conduit les ressources humaines et pilote des dossiers complexes depuis 25 ans

Carlo Zaglia
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Expert Com

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Patron de presse, expert communication pour la sécurité civile, officier de sapeur-pompier. Les cordes qui forment son arc sont précises et rares. <br />Carlo est entre autre un redoutable préparateur pour qui veut aller se présenter face aux médias et son diagnostic est imparable.

H. F
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Expert Sécurité publique

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30 années passées sur des postes clefs. Spécialiste des forces de l'ordre sont regard et son analyse sont d'une logique implacable.

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Expert justice

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Avocat du droit du travail il est rapide, son analyse est puissante et aussi assérée que sa plume

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C'est un spécialiste de la veille et du numérique. Il fait parti des veilleurs qui se mobilisent en situation de crise de sécurité civile pour nous permettre de comprendre le regard de la société, les locuteurs présents, les difficultées qui apparaissent.

Témoignages des clients et des experts

News Room

Ici, nous observons les situations. La veille est le nerf de guerre et sans elle il est impossible de pouvoir déterminer la montée du signal, l\'étendue des dégâts. Ce bloc est aussi dédié aux solutions, vous pourrez faire des recherches d\'analyses plus bas.

[Synchronisation]

Le premier faux pas de Merck qui revient comme un Leitmotiv est l’absence de considération de la société et des autorités également. Malgré une avalanche de déclaration d’effets indésirables, l’attitude des patients était qualifié d’hystérique et l’événement de surmédiatisé. Ce qui est pointé ici est la désynchronisation entre la perception de l’un et celle de l’autre.

Dans la crise, il est fondamental que la réponse se synchronise avec la situation. C’est le péché originel. Cette situation est faite d’émotion mais elle s’inscrit aussi dans un territoire. L’ignorer c’est forcément répondre à coté.

https://www.leparisien.fr/societe/sante/levothyrox-le-laboratoire-merck-annonce-etre-mis-en-examen-pour-tromperie-aggravee-19-10-2022-U5EJKBMAGFFSLJLKG34CXJ3OVU.php
19, Oct, 2022
2lys
Perte des moyens de communication

Voilà qui questionne les pro de la #GestiondeCrises 3.0. Le #BugMondial survenu ce lundi 4 octobre 2021 restera dans les annales : Nombre des 2,7 milliards d’utilisateurs quotidiens des services de Facebook se sont trouvés privés de connexion: #Facebook, #Instagram, #Messenger #Whatsapp et quantité d’autres services comme #Oculus, la plateforme de réalité virtuelle du géant américain Facebook. Tous « down » durant près de 7 heures lundi en fin de journée. Cette panne est inédite par sa durée, son importance mais aussi parce qu’elle a concerné les moyens de communication de #crise de nombreuses organisations, ce qui est une situation que nous redoutons tous en la matière. Pour Faceboook : Plus de badge , plus d’accès à distance , nada. Il a fallu une intervention physique d’urgence dans l’un des data centers du groupe pour résoudre le problème et restaurer le service. Le site DownDetector, qui recense les problèmes des plateformes internet, affichait encore ce mardi matin quelques remontées d’utilisateurs mais le bug semble bien avoir été résolu.
Cette panne d’ampleur mondiale pourrait cependant laisser des traces. Outre 7 milliards perdus en bourse, ces dernières heures, les applis de messagerie concurrentes comme #Telegram ou #Signal ont vu les téléchargements et le nombre de nouveaux utilisateurs exploser. Imaginez les organisation sans boucle d’urgence #Whatsapp ? Ne concentrez pas vos moyens de communication sur un seul outil, ou sur un provider.

Voici les 2 articles sélectionnés pour mieux comprendre aussi le contexte, le manque de communication au moment de l’incident, le déroulé et la cause qui n’est pas identifié au moment de la rédaction de ce post.
https://lnkd.in/dXaWt5kt

https://lnkd.in/dUkKPnn8
#gestiondecrise#ComdeCrise#Retex#cybersecurite#msgu#communicationdigital

8, Oct, 2021
2lys
Énergie : 10 chiffres qui prévoient l’évolution du monde en 2030

16 millions de km de lignes électriques à construire, 110 millions de personnes de plus avec un accès à l’électricité, -8 % de demande d’énergie du charbon, 76 dollars : le prix du baril de pétrole en 2030, 40 % de voitures électriques vendues, +55 % de trajets en avion, 850 millions de personnes en plus exposées à la pollution, +15 % d’électricité nucléaire,10,2 TW de capacité électrique, 30 dollars : le coût du MWh d’électricité solaire en 2040.

https://fr.weforum.org/agenda/2020/10/energie-10-chiffres-qui-prevoient-levolution-du-monde-en-2030/
17, Mai, 2021
2lys
100 ans de sous-reconnaissance des maladies professionnelles

Retour sur le Débat : du 8 février 2021 autour du livre « Cent ans de sous-reconnaissance des maladies professionnelles » sous la direction de Catherine Cavalin, Emmanuel Henry, Jean-Noël Jouzel et Jérôme Pélisse (Presses des Mines) Le lien vers YOUTUBE https://www.youtube.com/watch?v=9XoLDV5msd0&feature=share

17, Fév, 2021
2lys
Avec 48 000 morts par an en France, la pollution de l’air tue plus que l’alcool

un article d’Anne-Aël Durand dans Les Décodeurs du Monde met en lumière un fait : La pollution de l’air est la deuxième cause de mortalité évitable, l’exposition aux particules fines peut réduire l’espérance de vie de deux ans dans les villes les plus polluées, selon une étude de 2016. n’en déplaise aux décideurs concentrés sur d’autres sujets non moins important.

Des restrictions de circulation ont été édictées jeudi 27 février en Ile-de-France et à Lille en raison d’un pic de pollution aux particules fines dans l’atmosphère. La pollution atmosphérique est un enjeu majeur de santé publique, puisqu’elle provoque 48 000 décès prématurés, selon une étude de 2016. Leur cause est davantage l’exposition continue à un air de médiocre qualité qu’aux pics de pollution. La suite dans le Monde

28, Fév, 2019
2lys
Trop de particules fines dans les transports en commun souterrains
Métro Cité, 2013

Dans le métro, ses quais, ses couloirs, l’air est chargé en particules fines. En cause : la pollution du trafic routier qui s’engouffre dans les tunnels, les systèmes de freinage des trains, ou encore les outils utilisés pour les travaux de maintenance, qui fonctionnent au diesel. Conséquence : cinq millions d’usagers respirent quotidiennement des niveaux élevés de particules fines, et une surmortalité chez certains travailleurs, plus exposés que les passagers. Les poseurs de voie, souvent des sous-traitants, sont les plus touchés. La RATP, parfaitement au courant de la situation, ne semble pas pressée d’agir, malgré les mises en garde de différentes autorités sanitaires et des syndicats. Enquête et article de Nolwenn Weiler , 28 janvier 2019. Attrapé dans Bastamag.

Certains conducteurs de métro parisiens sont inquiets pour leur santé, et pour celle de leurs voyageurs. En cause : la qualité de l’air dans les enceintes ferroviaires souterraines, très chargé en particules fines. Leurs collègues du RER, qui emmènent les voyageurs d’une banlieue à l’autre, partagent leur préoccupation. Une récente étude menée par la Régie autonome des transports parisien (RATP) auprès de ses agents révèle des taux moyens d’exposition aux particules fines très supérieurs aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Sur les quais et dans les couloirs du métro, ces taux oscillent entre 91 et 207 micro-grammes(µg)/m³ d’air pour les particules de diamètre inférieur à 10 microns (µ) (les PM10) [1]. Soit un niveau deux à quatre fois supérieurs au seuil critique : selon l’OMS, il ne faut pas dépasser les 50 µg/m³ plus de trois jours par an, car ces particules sont capables de pénétrer et de se loger profondément à l’intérieur du système respiratoire.

« L’exposition chronique aux particules contribue au risque de développer des maladies cardiovasculaires, respiratoires, et des cancers pulmonaires », alerte l’OMS, rappelant que les particules dont le diamètre n’excède pas 2,5 µ (les PM 2,5) sont si fines qu’elles peuvent franchir la barrière pulmonaire et se retrouver dans la circulation sanguine. La limite à ne pas dépasser – toujours plus de trois jours par an – pour ces particules encore plus fines est de 25 µg/m³. On est là encore bien au-delà dans le métro parisien, puisque 80 % des mesures effectuées auprès des agents RATP en 2017 sont comprises entre 48 et 108 µg/m³ d’air !

Les émissions s’envolent aux heures de pointe

D’où viennent de telles concentration de particules ? Elle sont d’abord issues de l’air urbain extérieur – pollué par la circulation automobile – qui pénètre dans les enceintes souterraines. Ces particules proviennent aussi du diesel utilisé lors des travaux de maintenance nocturnes. Autres sources de diffusion : les systèmes de freinage des métros et RER. « La friction entre les freins et les roues, et entre les roues et les rails libère d’importantes quantités de particules », détaille François-Xavier Arouls, conducteur de métro et secrétaire du syndicat Solidaires RATP. Aux heures de pointe, quand les trains sont chargés et leurs cadences élevées, les systèmes de freinage sont très sollicités et les émissions de particules s’envolent.

« Les chiffres que nous avons sont des moyennes, qui cachent parfois des chiffres bien plus élevés, souligne François-Xavier Arouls. Sur la ligne 8, on est à 208 µg de PM10 par m³. C’est plus de quatre fois les normes préconisées par l’OMS !  » Les conducteurs ne sont pas les seuls exposés : les agents de manœuvre – qui préparent les trains pour les départs –, les contrôleurs qui circulent entre les rames et sur les quais et les personnes aux guichets le sont pendant toute la durée de leur travail. Idem pour les agents de sécurité, ou chargés de l’organisation des transports. Soit plusieurs milliers de personnes concernées par cet environnement de travail très pollué. Sans oublier les usagers, exposés ponctuellement mais régulièrement, à ces taux élevés de particules.

« C’est la première fois qu’un gouvernement refuse de nous recevoir à ce propos »

Étrangement, « il n’existe pour l’heure aucune norme en matière de particules dans les espaces souterrains », avance la RATP, qui estime par ailleurs que la qualité de l’air dans ses espaces souterrains est « globalement bonne ». « Quand on échange avec nos dirigeants sur la qualité de l’air, ils brandissent sans cesse le code du travail qui affirme que dans les locaux « à pollution spécifique », on peut être exposés à 5000 µg/m³ pendant huit heures », proteste François-Xavier Arouls.

Pour contrer cet argumentaire, et tâcher de protéger les agents RATP, les syndicats réclament la mise en place d’une norme plus restrictive, alignée sur les recommandations de l’OMS qui défend des seuils limite 100 fois moins élevés. « Les poumons des travailleurs ne sont pas différents de ceux des autres citoyens », argumente Patrick Rossi, secrétaire fédéral santé au travail de la CFDT, engagé de longue date sur cette question de la qualité de l’air dans le métro. Du côté des autorités sanitaires nationales, on réclame une nouvelle norme depuis près de vingt ans [2]. Sans succès.

En 2016, la CFDT a même saisi le Conseil d’État pour demander l’abrogation de l’article R 4222-10 du code du travail, qui définit cette norme des 5000 µg/m³. Leur demande est rejetée, au motif que le gouvernement a commandé à l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) un rapport pour lui permettre de revoir cette norme. « Le Conseil d’État a donc reconnu que l’on avait besoin d’une nouvelle norme, analyse Patrick Rossi. Mais nous sommes sans nouvelles du fameux rapport qu’est censé fournir l’Anses. Le ministère du Travail ne répond pas non plus à nos questions. D’ailleurs, c’est la première fois qu’un gouvernement refuse de nous recevoir à ce propos. »

Lire l’article en entier

30, Jan, 2019
2lys
Natural Disasters Caused $160 Billion in Damage in 2018

Published at the Yale School of Forestry & Environmental Studies – January the 8th 2019

Natural disasters caused $160 billion in economic damage worldwide in 2018, dominated by costly wildfires in California and tropical storms in the United States and Asia, according to a new report from the reinsurance giant Munich Re. California’s Camp and Woolsey fires alone caused losses of $21.7 billion, $16.5 billion of which was insured.

Overall, insurance companies paid out $80 billion in claims for damage from natural disasters last year, down from 2017’s $140 billion, but double the 30-year average. California’s wildfires accounted for nearly one in every $4 insurance companies paid out in disaster claims in 2018, Reuters reported.

“Losses from wildfires in California have risen dramatically in recent years,” Ernst Rauch, the chief climatologist at Munich Re, said in a statement. “At the same time, we have experienced a significant increase in hot, dry summers, which has been a major factor in the formation of wildfires. Many scientists see a link between these developments and advancing climate change.”

Rauch told Reuters that the mounting costs bring into question whether people can continue to build in high-risk wildfire areas without protective measures, such as more fire-resistant materials.

Twenty-nine natural disaster events in 2018 caused more than $1 billion in damage each. Tropical cyclones caused $57 billion in damage last year, much of it from hurricanes Michael and Florence that hit the United States and typhoons Jebi, Mangkhut, and Trami in Asia.

A severe drought in Europe that set off major wildfires and agricultural losses caused $3.9 billion in damage last year. But Munich Re reports that just a small fraction of this damage, $280 million, was covered by insurance companies since farmers in Europe don’t typically purchase policies for drought

21, Jan, 2019
2lys
ToxicDocs: The largest database on industrial poisons – some 20 million once-secret industry and trade association documents concerning the health hazards of toxic chemicals, such as asbestos, lead and polychlorinated biphenyls (PCBs.)

Reviewed by James Ives, MPsychDec 12 2018

Johnson & Johnson, the world’s largest health care products maker, is in the midst of more than 10,000 lawsuits claiming that its iconic baby powder is linked to cancer. In July, a verdict by a Missouri jury awarded 22 women $4.6 billion in a lawsuit against the company, supporting their claim that talcum powder caused their ovarian cancer. The case is under appeal.

At issue in that litigation, as in many other cases, is whether the talc-based powder contains asbestos, a known carcinogen, and if the company was aware of the alleged cancer risk for decades and sought to suppress evidence rather than warn consumers.

Now, a powerful resource at Columbia University has opened areas of inquiry about the corporate and regulatory histories of these companies. ToxicDocs is a database of some 20 million once-secret industry and trade association documents concerning the health hazards of toxic chemicals, such as asbestos, lead and polychlorinated biphenyls (PCBs.)

« This material provides a peek into the government agencies responsible for regulating toxic chemicals and the inner workings of major firms that manufactured and sold toxic substances and the products containing them, » said David Rosner, the Ronald H. Lauterstein Professor of Sociomedical Sciences at Columbia Mailman School of Public Health and a professor in the Department of History. « It is the right of the public to know which industries knowingly profited from public health hazards. »

ToxicDocs, which launched earlier this year, is free and open to all. Its collection consists of discovery documents from myriad lawsuits that were made public once they were introduced in court but were extremely hard for the general public to access. The data includes internal memos, unpublished scientific studies, planning reports for public relations campaigns, meeting minutes and presentations–some dating back to the 1920s–related to the introduction of new products and chemicals into workplaces and commerce. The companies represented in the database range from a small brake manufacturer to multinational giants like J&J and Monsanto

The three-person ToxicDocs team consists of Rosner; Gerald Markowitz, Distinguished Professor of History at John Jay College and the Graduate Center, City University of New York; and Merlin Chowkwanyun, the Donald H. Gemson Assistant Professor of Sociomedical Sciences at Mailman, who spearheaded the effort to index and digitize the materials. Rosner and Markowitz, who began collaborating in the 1980s, have written books about occupational and environmental disease and testified as expert witnesses in dozens of cases on behalf of plaintiffs exposed to industrial toxins. They have spent decades accumulating boxes and boxes of company records.

« We had access to millions of documents uncovered in litigation over toxic chemicals, but they were impossible to sift through, » said Rosner, who co-directs the Center for the History and Ethics of Public Health at Mailman, which maintains ToxicDocs with Columbia’s history department and CUNY.

12, Déc, 2018
2lys
Vendre sans conscience ne fonctionne plus.

Une étude d’Edelman Intelligence montre que les deux tiers des consommateurs français (65%) choisissent d’acheter ou de boycotter une marque pour ses prises de position. Ce qui n’était hier qu’un simple avantage devient aujourd’hui une obligation. Pour exister, croître et embellir, une société se doit d’être aux prises de positions sociétales. Voilà le principal enseignement de l’étude Earned Brand 2018 menée dans huit pays par le cabinet d’études et d’analyses Edelman Intelligence auprès de 8000 personnes en ligne et de 32 000 sondés sur mobile. Les chiffres de cette enquête ont de quoi donner à réfléchir aux dirigeants qui essaieraient encore de jouer la carte du « business as usual » en refusant de s’impliquer dans la vie de la société.

Une lame de fond

Près des deux tiers des consommateurs français (65%) choisissent aujourd’hui d’acheter ou de boycotter une marque pour ses prises de position. Plus intéressant encore, ce chiffre a bondi de quinze points par rapport à l’année dernière. Oui vous avez bien lu : quinze points. Autre enseignement : « Cette tendance était jusqu’alors surtout présente auprès des millennials urbains, informés et CSP + mais elle touche aujourd’hui toutes les couches de la société et toutes les classes d’âge », remarque Amélie Aubry, la directrice du Brand Marketing d’Elan Edelman « Chez les 55 ans et plus, le nombre de personnes qui choisissent une marque en fonction de ses convictions a augmenté 17% en un an. Cette hausse est de 16% pour les revenus moyens et de 8% pour les plus défavorisés ».

L’occasion fait le larron

Le cabinet d’études et d’analyses américain a rangé les degrés d’engagement sociétaux des marques en trois catégories principales. Les premières ont un objectif bien défini (« purpose »). Elles souhaitent remplir une mission et l’affirment haut et fort comme Danone qui se revendique être le spécialiste de l’alimentation pour la santé. L’introduction l’an prochain du plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) va encourager les compagnies à prendre de tels engagements car ce texte prévoit de modifier le Code civil et le Code de Commerce afin de permettre aux sociétés qui le souhaitent de se doter d’une raison d’être dans leurs statuts.

D’autres groupes profitent d’une actualité pour prendre position. Lorsque la Commission Européenne a décidé d’interdire certains produits en plastique à usage unique, certaines multinationales comme McDonald’s et Starbucks ont réagi en affirmant qu’elles allaient retirer immédiatement de leurs points de vente leurs pailles en plastique. Nature & Découvertes a, pour sa part, choisi de détourner le Black Friday cette année en demandant à ses clients de venir voter, dans ses magasins, du 19 au 25 novembre, en faveur de quatre associations qui défendent la biodiversité (Sea Shepherd France, Longitude 181, ASPAS et la Ligue de protection des oiseaux). Pour chaque voix, l’enseigne s’engageait à verser un euro à une association.

Entreprises activistes

« Il existe enfin les entreprises activistes qui sont très rares en France mais beaucoup plus nombreuses aux Etats-Unis », constate Amélie Aubry « C’est le cas notamment de Patagonia qui lutte contre la surconsommation et critique ouvertement Donald Trump ». Ces sociétés qui portent leurs valeurs comme un étendard se savent clivantes mais elles séduisent les consommateurs qui veulent changer la société. Plus de la moitié des personnes interrogées dans le monde (54% vs 49% en France) considèrent ainsi que les marques peuvent faire plus que les gouvernements pour résoudre les problèmes sociaux. Dans l’hexagone, 48% des sondés jugent qu’il est plus facile d’amener les entreprises à prendre en charge les questions sociétales que d’obtenir une action de la part des pouvoirs publics dans ce domaine. 37% des consommateurs français disent même que les sociétés ont des idées plus pertinentes que le gouvernement pour résoudre les problèmes de leur pays. Mais les bonnes intentions ne sont pas toutes suivies d’actes.

« Nous sommes aujourd’hui à un carrefour des paradoxes », analyse la directrice du Brand Marketing d’Elan Edelman « Les gens veulent plus d’informations sur les étiquettes des produits qu’ils achètent mais ils souhaitent moins de packaging. Ils sont en faveur du bio mais refusent de payer davantage pour ces références. Ces problèmes sont très compliqués à résoudre pour les marques et ils ne devraient pas disparaître du jour au lendemain. Bien au contraire. L’implication sociétale des entreprises est une lame de fond qui va devenir de plus en plus mainstream ». Vous voilà prévenus… Article d’Influencia

12, Déc, 2018
2lys
Votre obsession pour les technologies embarquées dans vos smartphones pourraient bientôt aider à traiter des maladies mentales

C’est dans le MIT review que j’ai décelé ceci –

Analyzing the way you type and scroll can reveal as much as a psychological test.

There are about 45 million people in the US alone with a mental illness, and those illnesses and their courses of treatment can vary tremendously. But there is something most of those people have in common: a smartphone. A startup founded in Palo Alto, California, by a trio of doctors, including the former director of the US National Institute of Mental Health, is trying to prove that our obsession with the technology in our pockets can help treat some of today’s most intractable medical problems: depression, schizophrenia, bipolar disorder, post-traumatic stress disorder, and substance abuse.

Mindstrong Health is using a smartphone app to collect measures of people’s cognition and emotional health as indicated by how they use their phones. Once a patient installs Mindstrong’s app, it monitors things like the way the person types, taps, and scrolls while using other apps. This data is encrypted and analyzed remotely using machine learning, and the results are shared with the patient and the patient’s medical provider. The assessment included classic neuropsychological tests that have been used for decades, like a so-called timed trail-tracing test.

The seemingly mundane minutiae of how you interact with your phone offers surprisingly important clues to your mental health, according to Mindstrong’s research—revealing, for example, a relapse of depression. With details gleaned from the app, Mindstrong says, a patient’s doctor or other care manager gets an alert when something may be amiss and can then check in with the patient by sending a message through the app (patients, too, can use it to message their care provider).

For years now, countless companies have offered everything from app-based therapy to games that help with mood and anxiety to efforts to track smartphone activities or voice and speech for signs of depression. But Mindstrong is different, because it’s considering how users’ physical interactions with the phones—not what they do, but how they do it—can point to signs of mental illness. That may lead to far more accurate ways to track these problems over time. If Mindstrong’s method works, it could be the first that manages to turn the technology in your pocket into the key to helping patients with a wide range of chronic brain disorders—and may even lead to ways to diagnose them before they start.

Digital fingerprints
Before starting Mindstrong, Paul Dagum, its founder and CEO, paid for two Bay Area–based studies to figure out whether there might be a systemic measure of cognitive ability—or disability—hidden in how we use our phones. One hundred and fifty research subjects came into a clinic and underwent a standardized neurocognitive assessment that tested things like episodic memory (how you remember events) and executive function (mental skills that include the ability to control impulses, manage time, and focus on a task)—the kinds of high-order brain functions that are weakened in people with mental illnesses.

15, Oct, 2018
2lys
Le vaccin contre le papillomavirus autorisé pour une classe d’âge plus vaste aux états-unis

 Denise Grady and Jan HoffmanOct. 5, 2018 , dans le New york Times


About 14 million women and men become infected with the human papillomavirus each year in the United States, according to the Centers for Disease Control and Prevention.CreditCreditKeith Bedford/The Boston Globe.  The HPV vaccine, which prevents cervical cancer and other malignancies, is now approved for men and women from 27 to 45-years-old, the Food and Drug Administration said on Friday
The vaccine is Gardasil 9, made by Merck, and had been previously approved for minors and people up to age 26. It works against the human papillomavirus, HPV, which can also cause genital warts and cancers of the vulva, anus, penis and parts of the throat. The virus has many strains. It is sexually transmitted, and most adults encounter at least one strain at some point in their lives. The vaccine protects against nine strains, including those most likely to cause cancers and genital warts.

“Today’s approval represents an important opportunity to help prevent HPV-related diseases and cancers in a broader age range,” Dr. Peter Marks, director of the F.D.A.’s Center for Biologics Evaluation and Research, said in a statement.

15, Oct, 2018
2lys
L’insolence du succès : Pour calmer le jeu, Netflix ouvre un bureau à Paris
Avec l’ouverture d’un bureau parisien, Netflix montre ses ambitions en France, où le service est présent depuis trois ans.

L’insolence du succès et la suprématie de Netflix lui attire bien des opposants. Pour calmer le jeu, le PDG Reed Hasting a annoncé que Netflix aura un bureau en France d’une vingtaine de personnes à partir de 2019. Avec cette présence, l’entreprise américaine cherche à donner des gages à un marché à l’importance croissante : on ne pourra plus dire que le leader de la vidéo en ligne par abonnement dans le monde – et en France – n’a pas un seul employé dans l’Hexagone. « En tant qu’entreprise, nous essayons de grandir et de devenir de meilleurs citoyens européens et français », a assuré le fondateur de la plate-forme née en Californie. Avec ce signe de bonne volonté, Netflix montre ses ambitions en France, où le service fête son troisième anniversaire, bien que, sur le fond, ses concessions soient limitées.

L’installation du bureau français est symbolique : tout le secteur se rappelle que Netflix, lors de son arrivée fin 2015, avait déjà ouvert une toute petite antenne, constituée de deux ou trois employés chargés du marketing et des relations presse. Mais ce bureau avait rapidement été fermé et tous les salariés français rassemblés au siège européen à Amsterdam : ce retrait, symbolique du refus d’intégrer le système de réglementation audiovisuelle français, n’avait fait que renforcer l’hostilité du milieu audiovisuel et politique hexagonal. La suite dans Le Monde

28, Sep, 2018
2lys
Le cas du Levothyrox pose la question du champ d’application du secret des affaires à la santé publique

Les Jours, Médiapart, le Monde,… La presse accumule les articles et les accusations à l’égard de l’agence du médicament. Il ne s’agit plus cette fois d’un problème de communication mais bien d’un fait plus grave qui lui serait repproché.

L’ANSM aurait empêché la transmission d’informations sur la provenance du principe actif du Levothyrox, dont la nouvelle formule est au cœur d’une polémique. Ce seriat alors la première application connue de la loi sur le secret des affaires, définitivement validée par le Conseil constitutionnel en juillet. Jeudi 27 septembre, le site d’information Les Jours a révélé que l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait censuré partiellement une copie de l’autorisation de mise sur le marché du Levothyrox, ce médicament controversé fabriqué par le groupe pharmaceutique allemand Merck. La demande de transmission de ce document public avait été effectuée par Me Emmanuel Ludot, avocat de plusieurs malades de la tyroïde, victimes d’effets secondaires importants depuis la mise sur le marché de la nouvelle formule du Levothyrox

Secret des affaires

Si la transmission de ce document par l’ANSM est obligatoire, en vertu du code des relations entre le public et l’administration, celle-ci a utilisé la loi sur le secret des affaires, entrée en vigueur cet été, afin de caviarder certains passages de l’autorisation de mise sur le marché. Et non des moindres : impossible de lire les informations concernant le lieu de production et le nom de l’entreprise qui fabrique le principe actif de la nouvelle formule du Levothyrox.

La suite dans le Monde et à mon avis ce n’est pas la fin….

28, Sep, 2018
2lys
En Martinique, la pollution au chlordécone qualifiée de fruit d’une époque désormais révolue, d’un aveuglement collectif (…) sera reconnue en tant que maladie professionelle

Dans le Monde ce jour, Pas question de faire l’impasse. Alors que l’arrivée du cyclone Kirk a bouleversé le programme de sa visite de quatre jours aux Antilles – les rassemblements en public ont été interdits par le préfet –, Emmanuel Macron n’a pas souhaité sacrifier la séquence consacrée au chlordécone, un pesticide toxique utilisé durant plus de vingt ans dans les bananeraies et qui a pollué pour des siècles les sols de la Guadeloupe et de la Martinique. Arrivé tard, la veille, de New York, où il participait à l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU), le chef de l’Etat s’est rendu, jeudi 27 septembre, dans une ferme maraîchère de Morne-Rouge, une commune martiniquaise au pied de la montagne Pelée, où il s’est notamment entretenu avec des agriculteurs.

« La pollution au chlordécone est un scandale environnemental, a reconnu Emmanuel Macron après une courte visite sous des averses. C’est le fruit d’une époque désormais révolue, (…) d’un aveuglement collectif. » Accompagné de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, le président de la République a annoncé l’ouverture d’une procédure permettant de reconnaître l’exposition au chlordécone comme maladie professionnelle. « L’Etat doit prendre sa part de responsabilité », a-t-il dit.

Concrètement, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) devront rendre d’ici à mars 2019 un rapport permettant de dire à partir de quel niveau d’exposition les ouvriers agricoles qui furent employés dans les bananeraies pourront être pris en charge et indemnisés. Ensuite, les partenaires sociaux devront s’accorder sur les modalités et notamment sur le niveau de cette prise en charge. « On ouvre un processus de reconnaissance », a plaidé M. Macron.

Par ailleurs, il a annoncé une augmentation du budget consacré aux contrôles des aliments produits sur des terrains contaminés au chlordécone. Celui-ci sera porté à 3 millions d’euros d’ici à 2020, contre 2,1 millions d’euros actuellement.

En revanche, le locataire de l’Elysée a fermé la porte à l’hypothèse d’une indemnisation générale de la population antillaise, qui a été très largement exposée à la molécule. « Si je disais qu’on va indemniser tout le monde, c’est impossible même budgétairement et ce serait irresponsable », a-t-il déclaré. De la même façon, il s’est refusé à reconnaître le lien de cause à effet entre l’exposition au chlordécone et l’explosion du nombre de cancers de la prostate en Guadeloupe et en Martinique. « Il n’y a pas aujourd’hui de preuve scientifique établie », a-t-il dit, tout en ajoutant dans un « en même temps » acrobatique : « Ce qui est établi, c’est que ce n’est pas bon. »



28, Sep, 2018
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L’eau contaminée devient une priorité pour le CDC qui compte 200 millions de cas de gastroentérites chaque année

The CDC wants to study water contamination in a new way

There are an estimated 200 million cases of acute gastrointestinal illness in the U.S. each year, but there isn’t reliable data to nail down how often that’s tied to tainted drinking water. Now, the CDC is hoping to dig up U.S. data with a proposed new study of what happens when water pressure drops — like when a water main breaks — and whether that can lead to contamination that can make people sick. Studies in Norway and Sweden have linked drops in water pressure to an increased risk of gastrointestinal illness. The proposed cohort study would survey households across the U.S. about water use and health issues. The idea is open for public comment until Oct. 29.

30, Août, 2018
2lys
La Californie développe une politique en faveur du changement climatique qui pourrait s’avérer un modèle pour le monde

On late Tuesday, the California Assembly passed a bill requiring 100 percent of the state’s electricity to come from carbon-free sources by the end of 2045. This puts one of the world’s most aggressive clean-energy policies on track for the governor’s desk.
Movin’ on up: The new bill also moves up the state’s earlier time line to reach 50 percent renewables from 2030 to 2026. But notably, California regulators have said the state’s major utilities could reach that milestone as early as 2020. This underscores the rapid pace at which the energy transformation has unfolded since the state put its renewable standards in place in 2002.
The testing grounds: California is acting as a test bed for what’s technically achievable, providing a massive market for the rollout of clean-energy technologies and building a body of knowledge that other states and nations can leverage, says energy economist Severin Borenstein. “We are showing that you can operate a grid with high levels of intermittent renewables,” he says. “That’s something that can be exported to the rest of the world.

30, Août, 2018
2lys
More people sickened in outbreak linked to salads (cyclospora dans la salade)

Du Cyclospora dans les salades : The number of people sickened in an outbreak linked to salads sold at McDonald’s restaurants continues to climb. The CDC says 395 people in 15 states have fallen ill with cyclosporiasis, an intestinal illness caused by contaminated food. There have been 16 hospitalizations and no reported deaths. McDonald’s says it has replaced its salad supplier in the affected states. The FDA analyzed an unopened package of Fresh Express salad mix with romaine and carrots — the type distributed at McDonald’s — and confirmed it contained Cyclospora. Now, the agency is looking into the distribution and supplier information to try to pinpoint the source. The FDA says there’s no evidence so far that the outbreak is linked to another Cyclospora outbreak tied to Del Monte vegetable trays. ( Source Stat’s )

6, Août, 2018
2lys
Du coté de la robotisation

An AI-driven robot hand spent a hundred years teaching itself to rotate a cub

AI researchers have demonstrated a self-teaching algorithm that gives a robot hand remarkable new dexterity.
The creation: The robotic system, dubbed Dactyl, was developed by researchers at OpenAI. It taught itself to manipulate a cube with uncanny skill by practicing for the equivalent of a hundred years inside a computer simulation (though only a few days in real time).
How it works: It uses an off-the-shelf robotic hand from a UK company called Shadow, an ordinary camera, and an algorithm that’s already mastered multiplayer video game, DotA, using the same self-teaching approach.
Why it matters: As our own Will Knight explains, the robotic hand is still nowhere near as agile as a human one, and too clumsy to be deployed in a factory or warehouse. Even so, the research shows the potential for machine learning to unlock new robotic capabilities and suggests that some day robots might teach themselves new skills inside virtual worlds.

Source MIT technology Review

1, Août, 2018
2lys
Le Monde entier se ligue contre les AGT (acides gras trans)

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, et le PDG de Resolve to Save Lives, Tom Frieden, ont lancé, lundi 14 mai, une stratégie pour l’élimination des acides gras trans (AGT) d’origine industrielle de l’alimentation d’ici à 2023. Une démarche qui s’inscrit dans un mouvement amorcé depuis plus d’une décennie et qui pourrait « sauver plus de 10 millions de vies », selon l’OMS. Les six actions stratégiques proposées par l’OMS sont regroupées sous l’acronyme anglo-saxon « Replace ». Elles s’articulent ainsi : dresser l’inventaire des sources d’AGT d’origine industrielle, promouvoir des graisses plus saines, prendre des mesures législatives pour éliminer les AGT d’origine industrielle, évaluer les évolutions des consommations, sensibiliser aux effets néfastes des AGT et appliquer des politiques et réglementations. L’intégralité de l’article du Monde 

14, Mai, 2018
2lys
Nutrition: FDA pushes back deadline to update nutrition labels

The FDA is delaying big changes to nutrition labels. Back in 2016, the FDA under the Obama administration set new rules that require food manufacturers to list added sugars, along with more visible calorie counts and clearer serving sizes. Those guidelines were set to go into effect in July. Now, the FDA is extending the deadline to January 2020 to give food manufacturers more time to comply, with companies that bring in less than $10 million in annual sales getting until 2021. Meanwhile, after years of delays, a new FDA policy is going into effect on Monday that requires restaurants with 20 more or more locations to display calorie counts.

4, Mai, 2018
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Pour comprendre l’Information : Éduquer les enfants aux médias, une bonne idée d’une équipe de l’AFP et du Monde

L’Agence France presse et Le Monde – Ce sont désormais une centaine de journalistes du Monde et de l’AFP qui, à travers Entre les lignes, se portent volontaires pour animer des ateliers d’éducation aux médias et à l’information en lien avec le réseau du Clemi auprès d’un public jeune, essentiellement en collège et lycée. Pour l’année scolaire en cours, l’association a pour ambition de réaliser au moins 300 interventions, dans tout le territoire français. Notre objectif est de susciter l’esprit critique chez les jeunes. Il ne s’agit pas de faire des élèves des journalistes en herbe mais plutôt des citoyens éclairés, capables de trier les informations et images qu’ils reçoivent au quotidien, de douter de la source d’une publication et de comprendre l’intérêt du pluralisme de la presse. Depuis quelques mois, face une demande croissante de la part du personnel enseignant et des éducateurs, Entre les lignes propose également des formations professionnelles à destination de ces publics, notamment sur la thématique des théories du complot. Le projet est soutenu par les ministères de l’éducation nationale et de la culture, et par la Fondation de France.

4, Mai, 2018
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Débat public, Génome & médecine prédictive

Cette médecine permettant notamment grâce à la génétique « de prévoir l’apparition de certaines maladies avant même l’expression de leurs symptômes” – et donc de pouvoir agir préventivement pour éviter le développement de ces pathologies – se démocratise de plus en plus. Vantée par certains et honnie par d’autres, elle pose plusieurs questions, qu’elles soient économiques, sociales ou éthiques. La suite

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29, Avr, 2018
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Cybersécurité: Paris et Berlin s’opposent à la proposition de la commission européenne

Paris et Berlin sont particulièrement inquiets d’une mesure qui propose de créer un système de certification du niveau de cybersécurité des produits technologiques. La proposition de l’exécutif donnerait ainsi de nouveaux pouvoirs à l’agence européenne basée à Athènes pour superviser le système de certification. L’Allemagne et la France pourraient être obligées de « faire marche arrière » si le projet de loi européen sur la cybersécurité est approuvé sous sa forme actuelle, met en garde Guillaume Poupard, directeur de l’agence française ANSSI.

Paris et Berlin craignent une «marche arrière» de l’UE sur la cybersécurité

29, Avr, 2018
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Data YouTube Is Improperly Collecting Children’s Data, Consumer Groups Says

Une action en justice est intentée contre Youtube et Google aux Etats-Unis pour violation de la vie privée des enfants. A coalition of more than 20 consumer advocacy groups is expected to file a complaint with federal officials on Monday claiming that YouTube has been violating a children’s privacy law. The complaint contends that YouTube, a subsidiary of Google, has been collecting and profiting from the personal information of young children on its main site, although the company says the platform is meant only for users 13 and older. The coalition of consumer groups said YouTube failed to comply with the Children’s Online Privacy Protection Act, a federal law that requires companies to obtain consent from parents before collecting data on children younger than 13. The groups are asking for an investigation and penalties from the Federal Trade Commission, which enforces the law.

“Google has been continually growing its child-directed service in the United States and all over the world without any kind of acknowledgment of this law and its responsibilities,” said Jeffrey Chester, executive director of the Center for Digital Democracy, one of the groups leading the coalition. “It’s living in a world of online fiction and denied that it’s serving children.”

YouTube defines its main site and app as destinations for viewers 13 and older. It directs younger children to the stand-alone YouTube Kids app, which contains a filtered set of videos from the main site. The article

11, Avr, 2018
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L’autre façon de conduire la rupture: la bataille de l’opinion

Selon le Monde, (…) Ce rendez-vous social est d’une importance capitale pour l’exécutif, et a fortiori pour le président de la République. La suite du quinquennat d’Emmanuel Macron se jouera tout au long de ce mouvement. Le locataire de l’Elysée a été élu il y a bientôt un an sur un programme de rupture, contre ce qu’il appelle les « blocages » du pays. Si son gouvernement devait reculer face aux grévistes, comme celui d’Alain Juppé en 1995, le crédit réformiste du chef de l’Etat serait entamé pour longtemps. A l’inverse, une victoire face à la rue lui donnerait les mains libres pour la suite, quand se préparent déjà d’autres réformes, dont celle des retraites, un autre sujet explosif. Jusqu’à présent, le président de la République a pris soin de ne pas apparaître en première ligne. Il a laissé son premier ministre annoncer la réforme du ferroviaire et la ministre des transports mener les concertations avec les partenaires sociaux. Mardi 27 mars, Edouard Philippe a demandé aux députés de la majorité d’être « plus dans la logique de la tortue romaine que dans l’attitude du sniper embusqué ». Une façon de répéter que les macronistes doivent tenir sur le long terme et donc éviter de provoquer les grévistes pour ne pas retourner l’opinion. Signe que l’exécutif regarde de près l’évolution de la situation, il a lâché du lest ces derniers jours. Mardi, la ministre des transports, Elisabeth Borne, a annoncé sur RMC/BFM-TV qu’une « contribution » des poids lourds au financement des infrastructures de transports sera discutée au Parlement, jugeant « justifié ». (…)

L’article sur ce lien.

3, Avr, 2018
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Données personnelles : le cœur du modèle économique de Facebook face à la responsabilité

« Nous avons la responsabilité de protéger vos données et si nous ne pouvons pas le faire, nous ne méritons pas de vous servir », a écrit Marc Zuckerberg, ajoutant que le groupe allait examiner de près les applications présentes sur Facebook. Les applications douteuses ou dont les développeurs refusent de se soumettre aux investigations du groupe seront bannies, affirme Mark Zuckerberg. Les applications tierces auront désormais accès à moins de données, réduites à « votre nom, votre photo et votre adresse courriel », promet-il.Mark Zuckerberg, est sorti de son long silence mercredi pour reconnaître des « erreurs ».  Frédéric Roy dans CBNews  il se dit « responsable de ce qui se passe » sur Facebook et promet de permettre aux usagers de mieux contrôler l’utilisation de leurs données personnelles collectées par son entreprise. « Il y a encore à faire, nous devons aller plus vite et le faire », a-t-il écrit aux plus de 2 milliards d’usagers du réseau social, mais aussi aux actionnaires qui encaissent de lourdes pertes depuis plusieurs jours.

Facebook est au cœur d’un scandale retentissant et est déjà visé par des enquêtes et des plaintes des deux côtés de l’Atlantique, après la révélation le week-end dernier que Cambridge Analytica (CA) avait utilisé des données personnelles de 50 millions d’utilisateurs du site – via une application de tests psychologiques mise au point en 2013 par le psychologue Alexandre Kogan– pour les utiliser à des fins politiques. Mark Zuckerberg a redit mercredi que M. Kogan avait assuré à Facebook en 2015 avoir effacé ces données, mais que cela s’est ultérieurement révélé faux. C’est « un coup porté à la confiance entre (M.) Kogan, Cambridge Analytica et Facebook », mais c’est « aussi un coup porté à la confiance entre Facebook et ceux qui partagent leurs données avec nous […]. Nous devons réparer cela », dit encore M. Zuckerberg, qui confirme également que l’application avait été téléchargée par « environ 300 000 personnes qui ont partagé leurs données ainsi que certaines des données de leurs + amis » ». « Compte tenu de la façon dont notre plateforme fonctionnait alors, cela signifie que (M.) Kogan a pu accéder à des dizaines de millions de données des « amis » », a-t-il aussi confirmé, ajoutant que Facebook avait modifié sa plateforme en 2014 de façon « à limiter énormément les données auxquelles pouvaient accéder les applications » tierces, auxquelles l’usager accède via son compte Facebook. Dès lors, de telles applications « ne pouvaient plus demander les données des « amis » sauf si ceux-ci avaient eux aussi téléchargé l’application », assure le milliardaire. Zuckerberg confirme également que le groupe avait appris en 2015, par un journaliste britannique, que M. Kogan avait partagé les données avec Cambridge Analytica, spécialisée dans l’analyse de données et la communication stratégique, qui a travaillé pour la campagne du républicain Donald Trump, élu président des États-Unis fin 2016. CA a nié avoir utilisé ce type de données dans ce cadre même si des déclarations de son patron recueillies par une caméra cachée semblent indiquer le contraire. Max Schrems, un militant autrichien pour la protection des données, a affirmé que Facebook était au courant dès 2011 des problèmes liés aux applications tierces. Les données personnelles constituent le cœur du modèle économique de Facebook, car elles permettent de cibler les publicités et autres démarchages, qu’elles soient commerciales ou politiques. Facebook se débat dans des polémiques à répétition, renforcées ces derniers mois, autour de son rôle dans la diffusion de la désinformation ou sa façon de gérer les données personnelles.

22, Mar, 2018
2lys
L’utilisation des données par des tiers sans leur consentement

 

De quelle manière « des données d’utilisateurs peuvent-elles être obtenues sans leur consentement par des tiers? A t-on sous estimé l’utilisation des données par les tiers ? Que peut-on dire de la monétisation des données personnelles ? Quel modèle économique pour les réseaux sociaux dans ces conditions? Dans Le Monde ce jour, cet article de Martin Untersinger à lire qui pose les questions, trois jours après les révélations du Guardian et du New York Times au sujet de Cambridge Analytica et alors que la société britannique est accusée d’avoir, à travers un sous-traitant, siphonné les données personnelles de dizaines de millions d’Américains sur Facebook. Dans la MIT Technology Review, plus précisément sur Download on nous explique un 5 points : The race is on to probe Facebook’s latest scandal. The social network and authorities both want to find out how user data was shared. The news: Cambridge Analytica (CA) will let forensic auditors, hired by Facebook, examine if it kept data about millions of users gleaned from an academic study.  Meanwhile: UK officials seek a warrant to enter CA’s HQ, and say Facebook must halt its audit over fears of prejudicing the investigation. The EU is planning a probe. Plus: CA’s CEO was filmed boasting about election influence tricks. Facebook lost $37 billion from its market cap, and rumors swirled about its security chief leaving. Data fallout: Researchers fear the scandal will make Facebook less willing to share data. That could make it harder to understand how it’s shaping all our lives.  + Here are six ways to take back control of your data from the likes of Facebook

(… ) Alors que la tempête fait rage, le silence des capitaines est assourdissant. Ni son PDG, Mark Zuckerberg, ni sa directrice des opérations et bras droit, Sheryl Sandberg, ne se sont exprimés sur l’affaire. Cette dernière porte pourtant sur deux points cruciaux et ultrasensibles pour Facebook : son rôle exact dans l’élection présidentielle de 2016 et, plus fondamentalement, sa gourmandise en données personnelles et sa dépendance aux revenus issus de la publicité ciblée. On voit mal comment le réseau social, qui est aussi une gigantesque régie publicitaire, pourrait faire table rase du cœur de son modèle économique. (…)

N’hésitez pas à lire l’article en entier cette fois dans le Monde

20, Mar, 2018
2lys
Les fakenews se propagent plus vite et plus largement.

Une étude du Massachusset Institute of Technology examinant le flux d’histoires sur Twitter montre que les individus préfèrent les fausses nouvelles. En conséquence, les fausses nouvelles voyagent plus vite, plus loin et plus profondément à travers le réseau social que les vraies nouvelles.  Le fléau de la fausse nouvelle sur Internet n’était pas le seul résultat de zélateurs partisans ou de robots contrôlés par ordinateur ?

The researchers, from the Massachusetts Institute of Technology, found that those patterns applied to every subject they studied, not only politics and urban legends, but also business, science and technology. False claims were 70 percent more likely than the truth to be shared on Twitter. True stories were rarely retweeted by more than 1,000 people, but the top 1 percent of false stories were routinely shared by 1,000 to 100,000 people. And it took true stories about six times as long as false ones to reach 1,500 people.

Researchers identified more than 80,000 posts on Twitter that contained false claims and stories. Combined, those posts were retweeted millions of times.
 

Software robots can accelerate the spread of false stories. But the M.I.T. researchers, using software to identify and weed out bots, found that with or without the bots, the results were essentially the same. La suite sur le Site du New York Times

14, Mar, 2018
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Pour Informer : YouTube fait appel à Wikipédia pour combattre le complotisme

Dans le Monde, cet article Par Pauline Croquet (Austin, Etats-Unis, envoyée spéciale) et Martin Untersinger (Austin, Etats-Unis, envoyé spécial).  Le grand groupe spécialiste de la vidéo va bientôt afficher des extraits de l’encyclopédie en ligne sur les pages promouvant certaines théories du complot.

image: http://img.lemde.fr/2018/03/14/0/0/2016/1512/1068/0/60/0/4452516_7086-1a9fmia.xdf5.JPG

YouTube va afficher sur les vidéos promouvant certaines théories du complot des extraits de pages Wikipédia.

YouTube va s’attaquer aux fausses informations et, plus spécifiquement, aux théories du complot qui font florès sur la plate-forme.

« Quand des vidéos porteront sur une théorie du complot, nous afficherons, à côté de la vidéo, des informations issues de Wikipédia au sujet de cet événement », a expliqué, mardi 13 mars, Susan Wojcicki, présidente-directrice générale du groupe spécialiste de la vidéo en ligne, lors d’une conférence dans le cadre du festival South by Southwest (SXSW) à Austin, au Texas.

A ce stade, la liste des théories du complot concernées sera issue, elle aussi, de Wikipédia et sera limitée à celles « qui font l’objet de discussions actives sur YouTube », a expliqué Susan Wojcicki. Cette dernière a donné deux exemples : l’idée selon laquelle l’homme n’a pas marché sur la Lune et celle qui veut que les traînées de condensation dans le sillage des avions de ligne sont des produits chimiques destinés à influencer la population (chemtrails). « Les gens pourront encore voir la vidéo, mais ils auront accès à des informations additionnelles sur lesquelles ils peuvent cliquer », a-t-elle expliqué.

La plate-forme régulièrement critiquée

YouTube – qui compte plus d’un milliard et demi d’utilisateurs – a été accusé ces derniers mois de propager toutes sortes de théories du complot. Notamment, récemment, de promouvoir des vidéos suggérant que les survivants de la tuerie du lycée de Parkland, en Floride, étaient des acteurs. Mais, bien au-delà, il lui a été reproché de favoriser des fausses informations et des contenus extrêmes ou violents.

Lire aussi :   YouTube sanctionne une chaîne pour une vidéo conspirationniste sur la tuerie en Floride

Afficher des extraits de pages Wikipédia ne réglera sans doute pas ces enjeux plus larges. D’autant plus que ces « signaux d’information » (information cues) ne concernent pas ce que la plupart des experts considèrent être la source du problème : l’algorithme de recommandation. Ce dernier permet de suggérer à l’internaute des vidéos qu’il estime similaires à celle qu’il est en train de consulter et donc susceptibles de l’intéresser.

Plusieurs experts, dont un ancien ingénieur de YouTube, estiment que l’objectif principal est de faire en sorte que les utilisateurs visionnent des vidéos le plus longtemps possible. Ce système favoriserait ainsi les vidéos les plus accrocheuses, notamment celles… sur les théories du complot et les fausses informations.

Lire aussi :   Face aux théories du complot sur YouTube, les « anticonspi » veulent « occuper le terrain »

Faire la différence entre héberger et promouvoir

YouTube a déjà ajusté ce système de recommandations et continue de le repenser, selon sa PDG :

« Nous cherchons à intégrer non seulement la satisfaction de l’utilisateur, mais aussi une forme de responsabilité dans notre système de recommandation. »

Celle-ci ajoute que son équipe réfléchit encore à ce que cela peut impliquer :

« Nous pensons à différents facteurs, comme la fiabilité du contenu, la valeur éducative… Sur les contenus d’actualité et de politique, nous voulons nous assurer que nous proposons une grande diversité de contenus et de sources. »

Pour autant Susan Wojcicki insiste : « Nous ne sommes pas un média, nous n’avons pas à dire si telle information est vraie ou fausse. » Selon elle, il n’appartient pas à YouTube de donner son avis sur les contenus à condition qu’ils ne contreviennent pas aux règles d’utilisation :

« Nous croyons fermement en la liberté d’expression, mais si un utilisateur franchit les limites des règles de la communauté à propos par exemple de discours haineux ou de violence, nous retirons la vidéo. »

Une ligne de conduite difficile à tenir quand les contenus flirtent avec les limites : « Nous en avons beaucoup discuté et nous en sommes venus pour l’instant à décider que nous laissons ce type de contenus hébergé sur la plate-forme mais que nous ne le promouvons pas, en désactivant les commentaires ou la monétisation. »

Tout au long de la conférence, Susan Wojcicki a régulièrement reconnu que 2017 avait été une année « compliquée et pleine de défis » face aux « fake news » et à la désinformation.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/03/14/pour-combattre-le-complotisme-youtube-fait-appel-a-wikipedia_5270459_4408996.html#317TAk4FSxhQrfvy.99

14, Mar, 2018
2lys
Risque Nucléaire : Les deux visages d’un REtour d’EXpérience

LE MONDE publie cet article écrit Par Pierre Le Hir . Retours à Fukushima, sept ans après – Deux ouvrages racontent la « grande catastrophe » qu’a connue le Japon en 2011. L’un décrit l’apocalypse à travers le regard de survivants, l’autre livre le témoignage du dirigeant de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi.

Livres. Le 11 mars, le Japon a commémoré le septième anniversaire de la « grande catastrophe » de 2011. Une double catastrophe comme on le sait. D’abord, le séisme de magnitude 9, le plus violent jamais mesuré dans l’Archipel, suivi d’un tsunami – une vague culminant à trente-six mètres de hauteur –, qui dévastèrent la côte est de l’île de Honshu, faisant, selon le dernier bilan officiel, 18 500 morts et disparus.

Ensuite, l’accident, le plus grave de l’histoire de l’atome civil après celui de Tchernobyl en 1986, qui mit en pièces la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, où les cœurs de trois réacteurs entrèrent en fusion, recrachant des nuages de particules radioactives qui ont contaminé la région pour des décennies.

Deux ouvrages, en librairie le 7 mars, nous ramènent aujourd’hui sur les lieux de la tragédie, le premier parmi les corps et les esprits broyés par le cataclysme, le second dans les entrailles de la centrale nucléaire en perdition. Deux livres d’une facture très différente mais qui, l’un et l’autre, plongent le lecteur dans l’effroi.

C’est à la première catastrophe, le « super-tsunami », « O-tsunami » en japonais, que s’attache le récit du journaliste Richard Lloyd Parry, correspondant du Times à Tokyo. Les Fantômes du tsunami, fruit de six ans d’enquête, a pour épicentre l’école primaire d’un village où périrent soixante-quatorze enfants et dix de leurs enseignants. Le matin de ce vendredi-là, ils avaient quitté leurs proches sur la formule rituelle « itte kimasu », « je pars et je reviendrai », et s’étaient vu répondre « itte rasshai », « pars pour revenir ». Aucun ne tint promesse, emporté par une déferlante en forme d’« animal affamé ».

Témoignages pudiques et réalisme cruMêlant témoignages intimes empreints de pudeur et descriptions d’un réalisme cru, l’auteur rapporte des scènes cauchemardesques. Un grand-père remuant…

Continuer la lecture sur le site du monde 

12, Mar, 2018
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L’ONU avance sur le droit des défenseurs de l’environnement et l’information

Les Nations unies, nouveaux défenseurs des droits environnementaux

Par Stéphanie Senet:  L’ONU-Environnement passe à l’offensive pour défendre les droits de l’environnement et leurs défenseurs. L’ONU-Environnement a lancé, le 7 mars à Genève, une initiative pour défendre les droits des défenseurs environnementaux à travers le monde et favoriser l’accès à l’information et à la justice.
Avec 197 morts l’an dernier selon le dernier rapport de Global Witness, la violence exercée à l’encontre des militants environnementaux ne cesse de se développer dans le monde, Amérique latine en tête (cf. encadré)…. La suite sur le site d’Actu Environnement
12, Mar, 2018
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Sécurité alimentaire, après la crise les solutions: La blockchain au service de la traçabilité des produits

 

Le groupe Carrefour dispose désormais du système de stockage et de vérification de données afin de fournir aux consommateurs une meilleure traçabilité des produits. Un dispositif déjà utilisé pour les crypto-monnaies mais qui est une première dans la grande distribution. La blockchain est de nouveau sur le devant de la scène. Ce système informatique était déjà derrière le bitcoin, le solarCoin (la crypto-monnaie du photovoltaïque) et même l’échange de données de santé. Le voilà désormais au cœur de la traçabilité alimentaire. Mardi 6 mars 2018, le groupe Carrefour a annoncé dans un communiqué de presse le lancement de la première blockchain alimentaire d’Europe. Objectif : fournir au consommateur des informations relatives à toutes les étapes du parcours du produit. Sciences & Avenir a testé le dispositif sur l’unique filière qui propose ce dispositif : un poulet fermier d’Auvergne jaune filière qualité Carrefour.

Blockchain, quésaco ?

La blockchain est un système informatique de stockage de données. Rien à voir pourtant avec les espaces de Cloud classiques où l’on stocke nos photos et vidéos, puisqu’il n’existe pas de serveur central. Les utilisateurs peuvent échanger des données sans organe de contrôle et sans intermédiaire. Le nom « blockchain » décrit l’organisation du dispositif : les données sont regroupées en petits blocs, eux-mêmes reliés en chaîne. Chaque bloc contient, en plus de ses données, certaines concernant le bloc qui le précède et celui qui le suit. L’intérêt de cette configuration ? Pour manipuler les informations d’un bloc, il faut modifier celles de ses voisins, et donc celles des voisins des voisins… Le système est réputé infalsifiable.

Des poulets et des blocs

Dans le cas du poulet de grande distribution, le système blockchain permet à chaque partenaire de renseigner ses données. La suite Par Nina SCHRETR le 12.03.2018 à 15h44

12, Mar, 2018
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La fédération des assurances publie une cartographie d’évolution du risque cyber

Selon la fédération Française d’assurance : Les risques émergents identifiés se répartissent en six catégories : économiques, environnementaux, politiques, sociétaux, technologiques et réglementaires selon lles assurance qui publient ce dodument. Ils ont été classés selon leur probabilité d’occurrence et leur impact potentiel à court et à moyen terme (1 et 5 ans).

Le risque cyber : la menace la plus prégnante pour le secteur de l’assurance et de la réassurance D’ici fin 2018, le risque cyber, par l’ampleur de ses conséquences économiques et géopolitiques potentielles, apparait comme le risque principal pour les assureurs et les réassureurs. Les nombreuses attaques menées en 2017 contre les entreprises amplifient cette appréciation. Dans ce contexte, la Commission Cyber Risk du Club des Juristes, présidée par Bernard Spitz, qui vient de publier le rapport « Assurer le risque cyber », présente un ensemble de préconisations pour mieux prévenir et assurer ce risque.

Premier baromètre des risques émergents pour l'assurance

Parmi les autres risques susceptibles d’impacter leur activité à court terme, les assureurs et les réassureurs ont également identifié les incertitudes relatives au système financier, en raison de la surliquidité qui alimente des bulles spéculatives ; le changement climatique, à l’origine de catastrophes naturelles de grande ampleur ; l’impact de l’avalanche réglementaire qui pèse sur la profession ; le climat de grande tension qui anime la politique internationale et, à horizon 2022, la disruption, engendrée par de nouvelles technologies comme la blockchain, les plateformes ou l’intelligence artificielle.

Un baromètre des risques émergents au service du pilotage de l’activité des assureurs et des réassureurs Réalisé annuellement, le baromètre des risques émergents de la FFA participera à nourrir les exercices ORSA (Own Risk and Solvency Assessment) auxquels les assureurs et les réassureurs sont tenus dans le cadre de Solvabilité 2. Cette cartographie a donc vocation à identifier les éléments susceptibles d’impacter la situation financière ou la solvabilité des entreprises d’assurance. Elle leur permettra d’intégrer les risques émergents les plus significatifs dans le pilotage de leur stratégie de développement.

Pour Bernard Spitz, Président de la FFA : « La réalisation de cette cartographie témoigne de la volonté des assureurs et des réassureurs à s’engager dans un travail constant d’anticipation et de gestion des risques. »

Premier baromètre des risques émergents pour l’assurance

9, Fév, 2018
2lys
Réputation : 3 entreprises , 1 modèle qui se répète sans cesse. Pourquoi ?

Cet article porte sur une analyse de la communication de crise de trois grands dossiers. Il faut saluer l’initiative: l’auteur a du mérite à s’essayer sur ce terrain difficile souvent jalonné de poncifs, ce n’est pas le cas ici, bien au contraire. Je note quelques point de divergences mais tous les éléments éléments développés sont très intéressants. Première divergence : Il ne s’agit pas de crise réputationnelle pour Lactalis et Servier mais de crise sanitaire conduisant pour Servier c’est certain à des morts et des malades. La réputation n’est qu’un second dommage, une conséquence. Deuxième élément, les médias sont de mon point de vue souvent un vecteur qu’empruntent les employés et les victimes lorsqu’elles estiment ne pas avoir d’autres moyens. Enfin : Je suis d’accord sur l’idée de la crise vue comme le fruit d’une sédimentation –  non de facteurs délétères –  mais bien de méthodes et de processus délétères. Car la communication révèle ce qui manque. Il existe de nombreuses études sur la crise, sa balistique faite par des scientifiques, j’ai moi même travaillé avec le CNRS et l’EHESS  sur ces objets bizarres. l’approche de « L’ouverture de l’expertise à la société dans la sécurité sanitaire » en est une réponse. Il y a beaucoup d’éléments dans cet article. Je vous laisse les découvrir.

La communication révèle souvent les creux, les manques de méthodes, l’absence de préparation au chaos, parfois la suffisance. Les stratégies de communication de crise sont au nombre de 4 . Un de ces jours j’en ferai un article…

A première vue, Lactalis, VW et Servier n’ont pas grand-chose à voir les uns avec les autres. Le premier élabore et vend des produits laitiers. Le second conçoit et commercialise des véhicules. Le troisième traque les molécules pour mettre au point des médicaments. Un point les rassemble pourtant : le trio a traversé ou traverse encore une crise réputationnelle énorme dont les retentissements peuvent perdurer bien au-delà du pic frénétique de la couverture médiatique. Pourtant, en observant les déboires de ces 3 multinationales, on s’aperçoit que la crise s’articule toujours autour des mêmes ressorts et génère les mêmes ratages au final. Eclairages avec les cas de Lactalis, VW et Servier et son très critiqué Mediator.

La crise au sein d’une organisation est encore trop souvent perçue par les dirigeants comme une plus ou moins violente poussée de fièvre que de satanés médias et maintenant influenceurs digitaux contribuent à exacerber. La crise reste encore seulement analysée à travers le prisme de l’élément déclencheur (un accident, une intoxication, une étude accusatrice, une révélation de la presse, etc). Et dans ces cas-là, la réaction est au pire de se murer dans un mutisme de béton ou alors convoquer séance tenante une agence de communication spécialisée qui saura forcément éteindre le feu. Dommage que cette culture de la communication de crise persiste car cela revient à envoyer des communicants éteindre un feu de forêt en étant seulement munis de seaux d’eau. Dans bien des cas, la crise ne survient par hasard, ni ex-nihilo. Elle est le « fruit » d’une plus ou moins lente sédimentation de facteurs délétères qui auraient pu être corrigés (et ainsi éviter la crise) et qui sont très souvent consubstantiels avec la culture qui dans l’entreprise mais également son écosystème immédiat. 

Facteur n°1 : la douce ivresse de l’arrogance et de l’infaillibilité

Formulé ainsi, l’intitulé du paragraphe engendrera peut-être des sourires narquois. Etre leader de son marché (ou du moins un de ses acteurs majeurs) n’implique pas forcément de dériver vers le syndrome « je suis le plus fort du monde », « rien ne peut m’arriver, j’ai tout prévu » ou encore « les autres sont des nuls ». Pourtant, ces phrases si simplistes ont quelquefois tendance à s’incruster insidieusement au fil du temps au sein de comités de direction. Surtout si le succès est régulièrement au rendez-vous et que la culture interne de l’entreprise est forte.

Pour s’en convaincre, il suffit de regarder aujourd’hui l’image changeante des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon). Il y a encore quelques années, les critiquer revenait à coup sûr à obtenir une fin de non-recevoir ou un jargon corporate aseptisé jurant la main sur le cœur que non, ces géants du numérique n’œuvraient que pour le bien du monde et rien d’autre. Pourtant, entre remises en cause récurrentes sur leurs acrobaties fiscales, obscurité savamment gérée sur le devenir des données personnelles des utilisateurs, modes managériaux pas si bienveillants que clamés (à cet égard, Amazon vient de faire fort avec son projet de bracelet connecté pour contrôler la productivité de ses salariés !) et on en passe tellement les questions affleurent de toute part sans que jamais il n’y ait franche et claire réponse, la réputation des GAFA s’est sérieusement ternie. Certes, elle truste encore des classements enthousiastes chez les étudiants ou les technophiles enragés. Il n’en demeure pas moins que le vent de la contestation a pris de l’ampleur à force de mépriser les publics concernés. Même en Silicon Valley, la Terre Sainte des geeks, l’heure n’est plus vraiment à la messe dévote.  C’est même ivresse de l’arrogance et de l’infaillibilité qui a percolé dans les strates des organisations comme Lactalis, VW et Servier.

Lactalis

Pour le n°1 des produits laitiers, cela se traduit par un mutisme atavique depuis la fondation de l’entreprise par la première génération de la famille. Ce qui conduira à une culture inoxydable du silence. Le groupe peut bien à avoir désormais acquis une taille mondiale avec des marques réputées, côté communication, on ne parle pas. A quoi bon ? On sait ce que l’on fait. La réflexion d’Emmanuel Besnier dans le JDD est d’ailleurs révélatrice (1) : « Nous sommes une entreprise discrète. Ma famille a grandi dans une culture de la simplicité et de la discrétion. C’est aussi la mentalité de notre région. Ici, en Mayenne, c’est vrai, c’est le travail d’abord, la parole après ». Et l’ancien ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll d’en avoir lui-même fait l’expérience (2) : « On ne le voit jamais. Je ne l’ai jamais vu, je n’ai pas son portable ». Depuis la dernière crise en date des salmonelles dans les poudres infantiles de l’usine de Craon, il aura donc fallu … 2 mois pour que le PDG daigne enfin s’excuser publiquement (3) : « Toute l’entreprise, moi le premier, sommes mobilisés vers un objectif commun : réparer et améliorer ce qui doit nécessairement l’être et restaurer la confiance entre vous et nous ». C’est dire si la réalité avait été sacrément perdue de vue !

VW

Le dorénavant feu « Das Auto » incarnait à lui seul toute la puissance et même l’intouchabilité que dégageait le groupe Volkswagen. Là aussi, l’histoire est à la base une immense réussite grâce une voiture populaire qui aurait bien pu ne jamais voir le jour si un ingénieur n’en avait pas exhumé les plans juste après la 2ème guerre mondiale. Spécialiste de l’automobile et économiste, Bernard Jullien estime cette puissance acquise a paradoxalement induit les premières failles (4) : « Le parcours de Volkswagen (…) a installé l’entreprise dans une superbe qui lui a fait tourner la tête ». Il est vrai que le géant allemand vole d’acquisition en acquisition avec Audi, Seat, Skoda mais aussi Porsche, Bentley, Bugatti, Lamborghini. Celui-ci se dote même d’un parc de loisirs tout à la gloire de la marque où se pressent chaque année 2,3 millions de visiteurs et même 150 000 d’entre eux qui repartent avec une voiture achetée sur place ». Sauf que voilà ! Dans ce tableau idyllique de premier de la classe, il y a un agaçant caillou dans la chaussure : le marché nord-américain. Hormis avec sa célèbre Coccinelle et un peu avec son Kombi, la marque de Wolfsburg n’a jamais réellement réussi à s’imposer auprès des conducteurs américains. Pour enfin conjurer le sort Outre-Atlantique, VW dégaine alors le concept commercial « Clean Diesel » afin de devoir subir les révélations d’un laboratoire qui démontre que le constructeur a triché sur les véritables taux d’émission de dioxyde d’azote. Pourtant, rebelote ! Il faudra quelque peu tordre le bras du PDG d’alors, Martin Winterkorn (5) : « Personnellement, je regrette profondément que nous ayons déçu la confiance de nos clients et de l’opinion publique ». Or, 2 ans et demi plus tard, VW traîne encore le boulet de ce mensonge en étant accusé d’avoir forcé des singes à respirer des gaz d’échappement issus des moteurs diesels !

Servier

Fondateur du groupe pharmaceutique éponyme et aux rênes de l’entreprise quasiment jusqu’à sa mort, Jacques Servier aura forgé la culture interne sur le principe intangible du silence médiatique. Même la presse quotidienne régionale où sont implantées des usines Servier pourvoyeuses d’emploi, ne parvient pas à extirper un mot du dirigeant. D’ailleurs, c’est bien simple. Dans l’organigramme du laboratoire qui multiplie ses développements en France et à l’étranger, la fonction de directeur de la communication n’existe purement et simplement pas. Sauf depuis la ravageuse affaire du médicament, le Mediator, suspecté d’avoir entraîné la mort possible de plus de 500 patients en France. Il n’empêche que même au cœur de cette tempête réputationnelle qui sera la plus dure que Servier aura à affronter, le président n’en démord pas et enfonce même le clou (6) : « Je pèse mes mots : nous sommes sidérés, stupéfaits ! (…) Le Mediator a été retiré par nous-mêmes en accord avec l’Agence après réévaluation du bénéfice/risque  (…) En 34 ans, ce produit n’a pas suscité la moindre plainte. Il y a un mystère (…) Tout à coup, le bruit médiatique surgit, disproportionné  (…) C’est à se demander si cette affaire est une fabrication ». Vraiment ?

Facteur n°2 : l’obsession de la verticalité hiérarchique et centralisatrice

Bien que d’autres modèles de management aient éclos durant ces dernières décennies (certains n’étant d’ailleurs pas forcément non plus des solutions idoines !), la culture managériale qui consiste à donner un pouvoir indiscutable à la gouvernance centrale d’une organisation, prévaut encore. Même chez les GAFA pourtant très forts pour abondamment communiquer sur le style décontracté et doigts de pieds en éventail des managers entre un baby-foot, un mot multicolore gribouillé et la mise au ban de la cravate, l’axe vertical ultra-standardisé est une chose bien plus pratiqué qu’on ne pourrait le supposer de prime abord.

Les « bibles corporate » censées répondre à tout type de question ne doivent pas varier d’un iota d’un marché à l’autre. Ainsi chez Google, pour déminer les critiques de monopole souvent adressées, la phrase consacrée à tout moment était : « nous ne sommes qu’à un clic de la concurrence » ! Et voilà comment on déplace le débat sans y toucher !

Lactalis

Chez Lactalis, c’est évidemment la famille qui détient exclusivement les clés du pouvoir. Quoi qu’il se passe ou se décide chez le leader mondial des produits laitiers, rien ne transpire au préalable. Le cœur du réacteur se situe derrière les murs du siège social à Laval en Mayenne et situé dans … une impasse ! Autrement dit, chaque sujet, y compris et surtout les problèmes, doit rester confiné à tout prix. Illustration de cette tour d’ivoire hermétique : la corroboration scientifique récente que les souches de salmonelle en ligne de mire de la crise actuelle étaient les mêmes que celles qui avaient déjà infesté le bâtiment industriel en 2006 ! Dès lors comment on peut perdurer de telles anomalies ? Défaut de communication interne ? Peur de remonter des infos sensibles à la puissance décideuse ?

VW

Le scandale du Diesel Gate a mis en exergue ce même type de défaillance. A tel point qu’on y parlait de culture de la peur et que (7) : « Chez Volkswagen, ça marche comme en Corée du Nord ». Volkswagen a largement contribué à cultiver une gouvernance d’entreprise au centralisme très affirmé. Aujourd’hui, les témoignages abondent pour dire que les décisions stratégiques relevaient souvent du « top-down » mais aussi d’un certain entre-soi. Dans le passé, Volkswagen avait notamment dû se dépêtrer de scandales de détournements de fonds et de parties fines entre quelques dirigeants et syndicalistes, symptômes d’une gouvernance défaillante. Professeur à l’Université de Duisbourg et expert du secteur, le professeur Ferdinand Dudenhöffer le confirme (8) : « Comme ces scandales en cascade l’ont montré, Volkswagen souffre d’une insuffisance de contrôles internes. Notamment parce que le conseil de surveillance et la direction sont nommés par les représentants syndicaux qui font la pluie et le beau temps ».

Servier

Le laboratoire pharmaceutique est également l’incarnation de ce mode « control freak ». A tel point que les candidats pressentis pour poste faisaient l’objet d’enquêtes en parallèle afin d’être bien « raccords » avec les convictions un brin réactionnaires du fondateur. Dans le cas contraire, le CV s’évanouissait ! En fait, tant que la quiétude persiste, les collaborateurs cultivent aisément eux-mêmes le sentiment d’être dans le vrai et à l’abri grâce aux procédures et aux certifications qui régulent leurs activités. Le dirigeant est alors perçu (et se perçoit lui-même) comme un « gagneur », un brillant stratège, un efficace décideur. Il tire sa légitimité de sa capacité à préserver les acquis et à capitaliser sur les recettes qui ont forgé le succès et la réputation de son organisation depuis des lustres. Mais quand les crises éclatent et se succèdent (Et Servier en a vécu un certain nombre), les choses se compliquent. Professeur à la faculté des Sciences de l’administration de l’Université de Laval à Québec, Christophe Roux-Dufort appelle cela l’ « ignorance managériale ». Dans un article sur la communication de crise et les situations d’urgence, il constate (8) : « les dirigeants même les plus brillants pêchent par difficulté à apprendre et sèment les conditions nécessaires au non-apprentissage dans leur entreprise (…) Souvent même lorsque les interstices sont visibles et connus, les dirigeants persistent à faire comme s’ils n’existaient pas ou comme s’ils ne revêtaient pas d’importance à leurs yeux ». Ce qui se traduit fréquemment par le refus du questionnement, l’impossibilité de l’apprentissage et la négation de l’événement ». C’est ce qu’a fait Jacques Servier avec la crise du Mediator.

Facteur n°3 : Je sais tout mais je ne dirai rien

Dans les crises, il est évidemment courant de taper sur celui ou celle qui s’y trouve plongé. Après tout, il est l’auteur du dysfonctionnement constaté. Et s’il n’avait pas par ailleurs cultivé les 2 facteurs précédents, il aurait pu éviter que les choses ne dégénèrent. Effectivement, la recherche du bouc émissaire est fréquemment une propension, notamment dans les médias et l’opinion publique. Il faut vite identifier un coupable, le punir et lui faire réparer. Sauf que le contexte d’une crise n’est pas aussi. L’auteur d’une crise est éminemment un acteur majeur mais il est aussi souvent la première de plusieurs poupées gigognes. Un industriel notamment n’évolue pas seul. Même si lui-même fait peu acte de transparence à l’égard de son écosystème, il est malgré tout tenu à certaines obligations régulatrices, légales, financières, économiques, etc. Or, derrière ces obligations existent des organisations administratives qui peuvent savoir tout ou partie d’un problème sous-jacent mais faire parfois le choix d’opportunément fermer les yeux pour diverses raisons.

Lactalis

Si l’industriel du lait ne publie pas ses comptes comme la loi l’y astreint pourtant, c’est pour une raison étonnante, et pas uniquement se protéger de la concurrence : un des vice-présidents du tribunal du Commerce de Laval où est basé le siège, est aussi un cadre dirigeant de … Lactalis. Même pour des acteurs tiers, chatouiller un dossier sensible n’est donc pas chose évidente. Surtout lorsqu’on a en face une organisation qui pèse lourd économiquement et socialement dans une région qui ne figure pas parmi les plus dynamiques.

VW

C’est sans doute la facette la moins visible de la crise du Diesel Gate de Volkswagen. Pourtant, l’implication des décideurs politiques allemands a aussi sa part contributive dans l’affaire. Le capital de l’entreprise est déjà historiquement détenu à 20% par le Land de Basse-Saxe qui a toujours regardé de très près la vitalité économique du constructeur au regard des emplois qu’il génère et des devises qu’il engrange. En 2008, la chancelière Angela Merkel a même réussi à faire capoter une loi européenne qui visait à limiter les droits de vote d’un actionnaire détenteur de 20% d’un capital ! Mais les instances européennes ne sont guère épargnées non plus depuis que le scandale sévit. Selon une récente étude de l’ONG Corporate Europe Observatory, 240 lobbyistes ont été déclarés en 2014 comme travaillant à la défense des intérêts du secteur automobile dont 43 directement pour Volkswagen et 105 pour des constructeurs et organismes professionnels allemands (10).

Servier

Parfois, c’est l’acteur lui qui prend les devants et entend façonner son écosystème à guise et dans le sens de ses intérêts. L’affaire du Mediator a d’ailleurs permis de mettre la lumière sur les pratiques d’influence très borderline de Jacques Servier auprès d’élus politiques de tous bords et impliqués sur des sujets sanitaires et réglementaires. Quelques années avant sa mort, Jacques Servier le reconnaîtra lui-même dans un livre consacré à sa vie d’industriel du médicament (11) : « Si j’habite à Paris depuis longtemps, c’est pour la seule raison que, dans notre pays, il faut constamment intriguer dans la capitale, multiplier les pas et les démarches, se débattre toujours ».

Mais alors pourquoi n’apprend-t-on pas des crises ?

Bien malin (voire devin) est celui ou celle qui saura poser un diagnostic et un remède clairs. C’est effectivement déstabilisant de constater qu’à des périodes diverses et dans des secteurs d’activités variés, on retrouve systématiquement la même mécanique de crise qui conduit un jour au big-bang réputationnel. Etonnant en effet de voir que de grands noms comme Lactalis, VW, Servier ont longtemps pensé que mettre la poussière sous le tapis suffisait à s’affranchir d’une crise. Au début des années 2000, cette « tactique » pouvait tant bien que mal produire quelques effets (souvent dilatoires mais rarement résolutoires).

Aujourd’hui, cela relève de l’inconscience totale à l’heure où les sources médiatiques se sont multipliées, que l’expression des influenceurs gagne en poids, que les lanceurs d’alerte deviennent des acteurs non-négligeables. Qui peut encore décemment croire à la validité d’une communication de crise qui consiste à se taire, à émettre de timides excuses (souvent à contretemps en plus) et essayer de digresser ? On ne gère plus une crise de nos jours. On la subit car le déferlement est tel que l’incriminé peut bien se débattre avec son infirmière d’agence de communication, le mal est fait et les traces numériques gravées pour longtemps.

La communication de crise doit inverser son paradigme, à savoir pratiquer plus intensément la veille interne et externe et traiter rapidement les signaux faibles avec des actes concrets. On ne gère plus une crise. On tente de l’éviter au mieux en ayant une approche sans doute plus humble, en sachant que le risque zéro est un mythe. Avec leurs stratégies de communication de crise, Lactalis, VW et Servier ont de surcroît pris de très gros risques pour le reste de leurs marques. Actuellement, le lait Lactel ou le camembert Président (marques de Lactalis) ne ressentent pas (encore ?) les suspicions des consommateurs. De même, Audi, Seat, Skoda, Porsche, etc ont reçu une onde de choc minime issue des déboires de VW. En revanche, la filière industriel du diesel en a largement pris pour son grade et n’a pas fini de payer l’addition dans l’opinion publique comme chez les régulateurs. Enfin, Biogaran (laboratoire de Servier qui fabrique de nombreux médicaments génériques) est passé à travers les gouttes. Hormis les pros de la pharmacie, personne ne sait que Biogaran a pour maison-mère Servier ! Il n’en demeure pas moins que la pression de la crise potentielle va continuellement s’accentuer. Celles et ceux qui laisseront cette systémique de crise s’installer en leur sein, l’ignorer ou la traiter a minima, se préparent des moments violents où le phénomène de la tâche d’huile réputationnelle sera autrement plus impactant.

Sources

– (1) – Juliette Demey, Hervé Gattegno et Vivien Vergnaud – « Nous indemniserons toutes les victimes » – Le Journal du Dimanche – 14 janvier 2018
– (2) – Margaux Baralon – « Qui est Lactalis, le géant du lait au cœur du bras de fer avec les éleveurs ? » – Europe 1.fr – 29 août 2016
– (3) – Eléonore Duplay – « Lactalis : les excuses d’Emmanuel Besnier » – France 3 Pays de Loire – 2 février 2018
– (4) – Vincent Hugeux et Anne Vidalie – « Volkswagen, quelle histoire ! » – L’Express – 30 septembre 2015
– (5) – Cécile Boutelet – « Volkswagen ébranlé par les accusations de pollution aux Etats-Unis » – Le Monde – 21 septembre 2015
– (6) – Yves Mamou et Marie-Pierre Subtil – « Mediator : c’est à se demander si cette affaire est une fabrication » – Le Monde – 21 novembre 2010
– (7) – Cécile Cornudet – « Chez Volkswagen, ça marche comme en Corée du Nord » – Le Monde – 7 octobre 2015
– (8) – Vincent Hugeux et Anne Vidalie – « Volkswagen, quelle histoire ! » – L’Express – 30 septembre 2015
– (9) – Christophe Roux-Dufort – « http://www.communication-sensible.com/articles/article0087.php » – Magazine de la Communication Sensible – 2005
– (10) – Cécile Ducourtieux et Jean-Pierre Stroobants – « Affaire VW : Bruxelles accusée d’avoir fermé les yeux » – Le Monde – 30 septembre 2015
– (11) – Emeline Cazi – « Le lobbying très politique des laboratoires Servier » – Le Monde – 26 septembre 2011

5, Fév, 2018
2lys
État des lieux de la cybercriminalité: 172 milliards volés en 2017

Hackers stole $172 billion from people in 2017

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  • Bruno Fontes | Flickr
23, Jan, 2018
2lys
Perception du risque ailleurs : Aux Etat-Unis, cet article du NYT sur l’épidémie de grippe

How bad is this flu season? At the moment, the 2017-2018 flu season is considered “moderately severe.” Large numbers of Americans have fallen ill, and every state except Hawaii has reported widespread flu activity. But some regions have been hit harder than others. More important, the number of people hospitalized or dying from flu nationwide is not unusually high. This season is closely paralleling the 2014-2015 season, which was dominated by the same H3N2 flu strain and was also “moderately severe.”

Is this year’s flu strain unusually dangerous? H3N2 is the most dangerous of the four seasonal flu strains, but it is not new nor uniquely lethal. A typical season mixes two Type A strains — H1N1 and H3N2, and two Type B strains — Victoria and Yamagata. (The B strains normally arrive later and are rarer.) As of Jan. 7, about 78 percent of all samples genetically sequenced have been H3N2, according to the Centers for Disease Control and Prevention. That strain first emerged in Hong Kong in 1968 and killed an estimated 1 million people around the world that year. But it has circulated ever since, constantly undergoing small mutations. Many people have had it, and an H3N2 strain is a component of every season’s flu shot, so partial immunity is widespread. La suite

In the US news: America’s serious influenza outbreak has touched every state in the continental United States. The Centers for Disease Control and Prevention says there’s widespread flu activity from this season’s outbreak in all of the continental U.S. – something that hasn’t happened in the CDC’s 13 years of tracking the spread of influenza via particular surveillance. The current flu season started earlier than in the past and is likely peaking, according to the CDC. « I think the simplest way to describe it is that flu is everywhere in the U.S. right now. There’s lots of flu in lots of places, » Dr. Dan Jernigan, director of the CDC’s Influenza Division, said during a recent briefing on U.S. flu activity.

19, Jan, 2018
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Histoire d’une controverse : Vaccination obligatoire et débat confisqué

Dans le Monde diplomatique, je relève grâce à un lecteur attentif des débats de société, ce très bel article de Leïla Shahshahani qui pose de nombreuses questions intéressantes, quelque soit l’opinion que chacun peut avoir sur le sujet.

Histoire d’une concertation dévoyée.

Tout enfant né en France à partir du 1er janvier 2018 devra obligatoirement recevoir avant ses 2 ans onze vaccins, contre trois auparavant. Désireux de rappeler les bienfaits incontestables de ce mode de prévention, le gouvernement recherche l’efficacité. Mais la volonté de clore le débat scientifique et politique pourrait au contraire relancer les soupçons qui l’empoisonnent, en renvoyant chacun à ses certitudes. Les enfants non vaccinés n’auront plus accès aux établissements d’accueil collectifs à compter du 1er juin 2018. Les sanctions à l’égard des parents réfractaires ne relèveront plus du code de la santé publique spécifique à la vaccination, mais du code pénal relatif à la santé de l’enfant, qui prévoit une peine beaucoup plus lourde (deux ans de prison et 30 000 euros d’amende). La ministre des solidarités et de la santé Agnès Buzyn assume pleinement ce tournant autoritaire avec une expression révélatrice : « La contrainte vise à rendre la confiance. » la suite

17, Jan, 2018
2lys
Débat environnemental : Le plus ancien conflit environnemental français en voie de résolution
  • Fin du suspense. A l’issue du conseil des ministres, ce mercredi, le premier ministre Edouard Philippe a annoncé l’abandon définitif du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).
  • L’aéroport de Nantes-Atlantique, à Bouguenais, au sud-ouest de Nantes, sera réaménagé et modernisé afin d’assumer l’augmentation du nombre de voyageurs.
  • Les forces de l’ordre vont mettre en oeuvre l’évacuation des personnes qui occupent illégalement la ZAD « d’ici au printemps prochain » et rétablir la circulation sur les trois routes qui traversent Notre-Dame-des-Landes.
17, Jan, 2018
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Episode 9: Après Leclerc mardi, les groupes Auchan, Carrefour et Système U ont reconnu, avoir commercialisé des produits Lactalis

Le Monde – Pourtant retirés de la vente en raison d’une contamination aux salmonelles, depuis le rappel, le 21 décembre, par le géant de l’agroalimentaire, de 720 lots de lait infantile. Au début de décembre, l’industriel laitier avait déjà procédé au retrait de 625 produits. Ces annonces en cascade sont faites vingt-quatre heures après les révélations sur la vente, par l’enseigne Leclerc, de 984 produits Lactalis incriminés. Michel-Edouard Leclerc, le patron du distributeur, avait immédiatement présenté ses excuses. « Je ne peux que constater et confirmer l’existence de défaillances dans les opérations de retrait effectuées par certains magasins de notre enseigne », avait ainsi écrit sur son blog mardi soir Michel-Edouard Leclerc, reconnaissant un « bug inadmissible ». De son côté, la Répression des fraudes a fait savoir qu’elle était en train de procéder à des contrôles partout en France pour vérifier que les produits avaient bien été retirés des rayons et des stocks dans toute la chaîne de la distribution, des magasins aux hôpitaux en passant par les pharmacies.

  • Auchan se dit « consterné » par la vente de 52 lots interdits dans ses magasins Auchan a annoncé mercredi avoir vendu 52 boîtes de lait infantile Lactalis qui auraient dû être retirées de ses rayons. « Malgré le retrait effectif de 36 000 produits, 52 produits supplémentaires – des boîtes de lait infantile – ont échappé à la vigilance de nos équipes et ont été vendus après la date du rappel sur 28 magasins (hypermarchés et supermarchés) », écrit dans un communiqué Auchan, qui se dit « consterné et présente ses excuses pour ces erreurs subies par ses clients ». Le 2 janvier, explique le groupe de distribution, « un magasin a reçu une livraison comprenant des références concernées par le rappel du 21 décembre. Suite à cette anomalie, Auchan Retail France a lancé un audit approfondi de la situation dans chacun de ses magasins afin de vérifier la parfaite application de la procédure de rappel ».

« Des clients ont d’ores et déjà été informés, permettant le rappel des produits incriminés, les derniers clients sont en train d’être identifiés et contactés. »

Auchan précise qu’un numéro (03.5930.5930) est « à la disposition des consommateurs qui auraient des questions »

  • Système U : « 384 boîtes de lait ont échappé à la procédure de rappel » Le groupe de distribution Système U a, de son côté, déclaré avoir vendu 384 boîtes de lait infantile Lactalis incriminées. « Il s’avère que 384 boîtes de lait ont échappé à cette procédure de rappel mise en œuvre dès le 21 décembre, et ont été vendues dans les jours qui ont suivi », a annoncé dans un communiqué le groupe, qui a « instantanément procédé à l’appel des clients identifiés ». « Désormais, plus aucun de ces produits n’est présent dans les Magasins U », a assuré l’enseigne.

« Les Magasins U expriment leurs regrets pour ce dysfonctionnement et continuent à tout mettre œuvre pour assurer la sécurité de ses clients. »

Système U a mis en place un numéro d’appel à disposition des consommateurs : 09 69 36 69 36.

  • Intermarché stoppe la vente des laits Lactalis de la marque Milumel Accusé par une cliente, Intermarché a affirmé mercredi qu’il vérifiait qu’« aucun produit [interdit] n’a[vait] été vendu après la date de demande de rappel par Lactalis » dans ses magasins. En attendant, le groupe a d’ores et déjà décidé arrêter « définitivement » de commercialiser des laits infantiles Lactalis de la marque Milumel, a annoncé, mercredi, Thierry Cotillard, le président du groupe de distribution, dénonçant notamment une « gestion chaotique de sa crise » par l’industriel laitier. « A ce stade, nous avons deux produits qui nous ont été remontés par deux consommatrices », a ajouté M. Cotillard, qui a assuré que la direction refaisait « un point avec l’ensemble de nos points de vente » pour établir un bilan précis des produits concernés par les procédures de rappel qui auraient éventuellement été vendus aux clients d’Intermarché. Le groupe a également annoncé que « tout produit qui fera l’objet d’un retrait/rappel pourra faire désormais l’objet d’un blocage en caisse sur la totalité de nos points de vente ». Le groupe Intermarché compte 1 800 points de vente un peu partout en France.
  • Carrefour : 434 produits ont été vendus après le rappel Le groupe de distribution Carrefour a annoncé mercredi soir avoir vendu des produits infantiles Lactalis qui auraient dû être retirés de ses rayons en raison d’une contamination aux salmonelles. « Un plan de contrôle a été mis en place dans l’ensemble des magasins pour s’assurer du retrait et de la destruction des produits concernés. Néanmoins, et malgré ces mesures de vigilance, 434 produits ont été vendus après le rappel », a indiqué le groupe de distribution dans un communiqué. Carrefour ajoute avoir retiré 94 959 produits et précisé avoir ensuite élargi son rappel « à tous les produits infantiles fabriqués par l’usine de Craon en Mayenne ». Carrefour tient à disposition son service consommateurs (0 805 900 022) pour répondre à leurs questions.
  • Monoprix a mis en place un blocage des codes-barres Pour sa part, Monoprix a annoncé la mise en œuvre d’un système de blocage des codes-barres : « S’il en reste [des produits Lactalis interdits à la vente], ce qu’on ne pense pas, ils ne peuvent pas être encaissés », a indiqué une porte-parole du groupe. Geoffroy Didier, secrétaire général délégué des Républicains (LR), a demandé jeudi la création d’une commission d’enquête parlementaire.

Lire aussi :   Lactalis : quels sont les lots de laits infantiles concernés par le rappel et par quoi les remplacer ?

 

11, Jan, 2018
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Episode 8, Lactalis et sa salmonelle : Désormais Foodwatch, l’Institut pasteur questionnent…

Pour Foodwatch – Cette affaire est gérée dans la plus grande opacité. Forces courrier sont partis vers le ministère, de la DGAL vers Lactalis concernant la transparence des autocontôles. Qui, des autorités ou de Lactalis savait et n’a pas pris les mesures à la hauteur du risque lié à la salmonelle ? Les nouvelles révélations du Canard enchaîné viennent renforcer les doutes exprimés par foodwatch depuis le début de cette affaire. Une inspection vétérinaire réalisée en septembre n’a rien vu, « alors qu’on sait que l’usine était infectée depuis février au moins », rapporte le Canard. Pour foodwatch, il faut d’urgence mettre fin à un système qui semble faire une confiance aveugle aux autocontrôles opaques. A ce sujet, la Cour des comptes dénonçait déjà des anomalies graves en 2013.  On dénombre au moins 35 nourrissons touchés par la salmonellose et désormais 65 pays concernés. Pourtant, l’inspection vétérinaire (Ministère de l’Agriculture) réalisée en septembre dernier au sein de l’usine Lactalis à Craon n’a « rien vu », révéle Le Canard enchaîné. Comment est-ce possible ? L’usine, concernée par la bactérie depuis 2005, aurait dû être particulièrement surveillée. D’ailleurs, des prélèvements réalisés par Lactalis sur la chaîne de production s’étaient révélés positifs en août et novembre derniers. Lorsque le groupe d’enquête nationale des Fraudes (Ministère de l’Economie) contrôle l’usine le 2 décembre, elle est « plombée par les salmonelles », écrit le journal.

Pour l’institut pasteur: La salmonelle, qui a contaminé le lait infantile de Lactalis, pourrait être de la même famille que celle qui avait causé des problèmes dans l’usine Celia en 2005, selon l’institut Pasteur. Un nouvel élément a surgi dans l’enquête sur l’origine de la contamination du lait infantile produit dans l’usine de Lactalis à Craon (Mayenne) . Il relance un certain nombre de questions. En savoir plus sur

De nombreuses questions sont soulevées et notamment celle de l’autocontrôle et de sa transparence.

9, Jan, 2018
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Episode 7, Lactalis: les règles de rappel ont été contournés par Leclerc

France Info – Le premier groupe français de grande distribution, E.Leclerc, a reconnu mardi 9 janvier avoir vendu des reliquats de produits Lactalis concernés par le rappel du 21 décembre dans certains de ses magasins. Malgré l’application de cette mesure de rappel consécutive à la découverte d’une contamination aux salmonelles, « il apparaît que 984 produits ont malgré tout été vendus après le rappel dans plusieurs magasins », indique le distributeur dans un communiqué, sans localiser les points de vente concernés.

E.Leclerc explique avoir constaté le problème après avoir procédé à « un audit interne de vérification de la bonne application des mesures de retrait des produits de l’entreprise Lactalis » à la suite d’un problème identifié dans le magasin E.Leclerc de Seclin (Nord). Les centres E.Leclerc procèdent à « un audit des procédures afin d’identifier précisément les raisons de ce dysfonctionnement et de mettre en place les mesures correctives nécessaires », ajoute le groupe qui dit avoir informé « l’administration compétente ».

Le distributeur affirme avoir identifié les consommateurs ayant acheté les produits et « les directions des magasins les contactent actuellement individuellement ». Un numéro vert 01.71.53.51.20 a été ouvert.

Trois vagues de retraits en décembre

Le 21 décembre, Lactalis a procédé au rappel de l’ensemble de ses laits et autres produits infantiles produits dans son usine de Craon (Mayenne) depuis février 2017 après la découverte d’une contamination aux salmonelles.

Un premier rappel de certains lots de laits infantiles avait été décrété le 2 décembre puis le gouvernement avait annoncé un retrait massif de produits issus de l’usine de Craon le 10 décembre.

La bactérie à l’origine de la contamination à la salmonelle de cette usine est probablement la même que celle qui a frappé le site en 2005, a indiqué ce 8 janvier l’Institut Pasteur.

Au 20 décembre, Santé publique France avait recensé 35 nourrissons atteints de salmonellose en France depuis mi-août, dont 31 ayant consommé un lait infantile de l’usine de Craon. « Le nombre est assez faible » et « je ne pense pas qu’il devrait beaucoup évoluer », a estimé le 8 janvier Simon Le Hello, codirecteur du Centre national de référence salmonelle de l’Institut Pasteur, qui enquête sur cette bactérie.

9, Jan, 2018
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Les théories du complots une croyance bien française …

S’ils sont eux-mêmes à prendre avec précaution, compte tenu des marges d’erreur inhérentes à tout sondage, les résultats de l’étude sur le complotisme publiés dimanche 7 janvier par la Fondation Jean-Jaurès et Conspiracy Watch, font froid dans le dos. Cette enquête de l’IFOP, réalisée en ligne les 19 et 20 décembre auprès de 1 252 personnes, montre une forte prégnance des théories du complot au sein de la population française en général, et des plus jeunes en particulier. Seules 21 % des personnes interrogées ne croient à aucune de ce genre de théories qui ont été soumises, via différentes assertions, à l’échantillon.

  • « Les Américains ne sont jamais allés sur la Lune » Trois ans après les attentats commis à Charlie Hebdo et à l’Hyper Cacher, à Paris, près d’un Français sur cinq (19 %) considère que « des zones d’ombre subsistent », et que « ce n’est pas vraiment certain que ces attentats aient été planifiés et réalisés uniquement par des terroristes islamistes ». 27 % des moins de 35 ans – 30 % des 18-24 ans – partagent ces doutes. Ces chiffres sont plus élevés encore s’agissant des attentats du 11 septembre 2001 : 29 % des personnes interrogées estiment qu’« au sein du gouvernement américain, certains étaient informés des attentats mais ils ont délibérément laissé faire pour ensuite justifier une intervention militaire en Afghanistan et en Irak ». 6 % croient même que « des membres de l’administration et du gouvernement américain ont planifié et orchestré activement » ces attaques. Par ailleurs, près d’un demi-siècle après l’événement en question, 16 % soutiennent l’idée selon laquelle « les Américains ne sont jamais allés sur la Lune », « la NASA [ayant] fabriqué des fausses preuves et de fausses images de l’atterrissage de la mission Apollo ».
  • La santé publique, un terrain propice . Parmi les différentes « opinions » proposées au sujet de l’immigration, on relève que près de la moitié de l’échantillon interrogé par l’IFOP (48 %) se dit en accord – 17 % « tout à fait d’accord », 31 % « plutôt d’accord » – avec la thèse selon laquelle « c’est un projet politique de remplacement d’une civilisation par une autre organisé délibérément par nos élites politiques, intellectuelles et médiatiques et auquel il convient de mettre fin en renvoyant ces populations d’où elles viennent ». La santé publique est également un terrain propice au développement de thèses générant et encourageant une forte méfiance de nos concitoyens. Résultat : plus de la moitié des Français (55 %) estiment ainsi que « le ministère de la santé est de mèche avec l’industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins ». 32 % se disent d’accord avec cette phrase : « le virus du sida a été créé en laboratoire et testé sur la population africaine avant de se répandre à travers le monde ».

Lire aussi :   Obligation vaccinale : « un troisième camp existe »

Comparées à d’autres items, les connaissances scientifiques – pourtant encore controversées – sur le réchauffement climatique, sont relativement épargnées, et cette fois en particulier chez les jeunes. Seules 4 % des personnes interrogées se disent persuadées que « le réchauffement climatique n’existe pas », et qu’il s’agit d’« une thèse avant tout défendue par des politiques et des scientifiques pour faire avancer leurs intérêts » ; 6 % doutent de la réalité du phénomène, estimant qu’« on n’est même pas encore sûr que le climat se réchauffe ». 65 % des Français (72 % des 18-24 ans) jugent « certain que c’est un problème causé principalement par l’activité humaine » ; 25 % pensent qu’« on ne sait pas encore clairement [s’il] provient de l’activité humaine ou des rayonnements solaires ».

  • Forte défiance vis-à-vis des médias – Au demeurant, l’incrédulité des Français ne se limite pas, si l’on peut dire, aux faits récents ou contemporains. Des siècles et des siècles de recherche et de découvertes scientifiques sont encore remis en cause par une partie de nos concitoyens. Selon cette étude, encore près d’un sondé sur dix (9 %) est d’accord avec l’affirmation selon laquelle « il est possible que la Terre soit plate et non pas ronde comme on nous le dit depuis l’école ». 18 % des Français – jusqu’à 31 % des 18-24 ans – adhèrent à l’idée que « Dieu a créé l’homme et la Terre il y a moins de 10 000 ans »

Le succès des thèses complotistes s’accompagne d’une forte défiance vis-à-vis des médias et des structures démocratiques. Seules 25 % des personnes interrogées jugent que « globalement, [les médias] restituent correctement l’information et sont capables de se corriger quand ils ont fait une erreur. » Plus d’un tiers des sondés n’ont pas confiance dans la sincérité des résultats des élections organisées en France : 35 % ne sont « pas d’accord » avec l’affirmation selon laquelle « les élections en France sont organisées de manière suffisamment transparente et sûre pour éviter les tricheries et assurer la réalité des votes. »   En savoir plus sur Le monde

8, Jan, 2018
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Débat de société : Les États généraux de la bioéthique pour ouvrir le débat

LE MONDE | Par Gaëlle Dupont  PMA, fin de vie, médecine prédictive… Du 18 janvier au 7 juillet, de nombreux thèmes seront débattus au niveau de chaque région afin de préparer une révision de la loi

Ce sera « un vrai débat philosophique dans la société », dont Emmanuel Macron s’est déclaré le « garant » lors de ses vœux aux autorités religieuses, jeudi 4 janvier.

La révision de la loi de bioéthique commencera officiellement le 18 janvier avec le lancement des Etats généraux de la bioéthique, qui dureront jusqu’au 7 juillet. Cependant, à quinze jours de l’échéance, l’inquiétude est palpable parmi les chercheurs et les militants, qui s’interrogent sur leur place dans le processus, son déroulement et son débouché. « Personne ne comprend comment ça va se passer », résume Vincent Brès, président de l’association PMAnonyme. Si les interrogations sont nombreuses, c’est parce que l’attente est forte. Quelles seront les conditions de la naissance et de la mort demain ? Quelles limites fixer à l’intervention médicale et technique sur le vivant, alors que les progrès de la science sont fulgurants ? Ces questions fondamentales mobilisent religieux, chercheurs, penseurs, militants, mais intéressent potentiellement chaque citoyen.

Mercredi 3 janvier, La Croix consacrait quatre pages à un sondage IFOP montrant que 60 % des personnes interrogées étaient favorables à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules, 64 % au recours aux mères porteuses, 89 % à une légalisation de l’euthanasie et/ou du suicide assisté, 80 % à la modification génétique des embryons pour guérir les maladies les plus graves – des positions dont le journal s’inquiète.

« Conférences de citoyens »L’objectif des Etats généraux, rendus obligatoires par la loi de 2011, est d’ouvrir le débat le plus largement possible. « Il faut populariser ces questions, qui ne doivent pas être réservées aux politiques et aux experts », affirme Jean Leonetti, ancien rapporteur (Les Républicains) de la loi de bioéthique de 2011, qui est leur inspirateur. La suite à lire sur le Monde

7, Jan, 2018
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Alerte : multiples vulnérabilités dans des processeurs
L’existence de plusieurs vulnérabilités sur des processeurs couramment utilisés a été rendue publique. Il n’y a pas à ce jour d’exploitation avérée de ces failles de sécurité appelées Meltdown et Spectre. Pour autant, le CERT-FR* recommande d’appliquer l’ensemble des mises à jour proposées. Voici quelques clés de compréhension.
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Qu’est-ce qu’un processeur ?

Un processeur est un composant indispensable au fonctionnement des ordinateurs, ordiphones, tablettes (etc.) et des programmes qui y sont installés. Ces processeurs sont construits par plusieurs industriels, notamment INTEL, AMD et ARM et couvrent à eux seuls la grande majorité de nos outils électroniques quotidiens. La couche intermédiaire entre les logiciels et le processeur s’appelle le système d’exploitation (par exemple : Windows, MacOS, iOS, Android, etc.).

Que se passe-t-il ?

Liées à des défauts de conception de ces processeurs, les failles de sécurité Spectre et Meltdown pourraient, une fois exploitées, accorder un accès non autorisé à de l’information protégée (mot de passe, identifiants…).

  • Ce défaut de conception rend vulnérable tout système d’exploitation utilisant ces processeurs.
    Ces failles ne permettent cependant pas de modifier les informations et aucune exploitation malveillante de ces vulnérabilités n’a été à ce jour avérée.
  • Les hébergeurs d’informatique en nuage (cloud).
    Ces prestataires hébergent régulièrement sur un seul serveur physique, utilisant un processeur, les données de plusieurs clients.
    En exploitant la faille, un attaquant peut donc avoir accès à l’intégralité des données en mémoire.

Que dois-je faire ?

 

*Au sein de l’ANSSI, le CERT-FR est le centre gouvernemental de veille, d’alerte et de réponse aux attaque informatique.
7, Jan, 2018
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Lactalis, épisode 6: pointé du doigt, le gouvernement se défend

Que savaient les services du ministère de l’Agriculture? Aucune anomalie n’avait été décelée en septembre dans l’usine Lactalis de Craon lors d’un contrôle sanitaire partiel qui portait sur un seul atelier de l’usine, affirmait mercredi une responsable du service Alimentation au ministère de l’Agriculture.

« L’inspection, comme l’ensemble des activités d’inspection de ce type, portait sur un seul domaine d’activité de l’usine: en l’occurrence, un nouvel atelier de mélange à sec de céréales » a affirmé la responsable, à la suite d’un article du Canard Enchaîné mettant en cause la qualité des contrôles sanitaires menés dans cette usine, où des salmonelles ont été découvertes. Le contrôle a donné lieu à un rapport d’inspection adressé à la direction de Lactalis, « qui n’a relevé aucune non conformité » dans l’atelier en question, a indiqué la même source.

L’inspection a été menée sous l’autorité du Préfet par les services de la Direction départementale en charge de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP), qui réfèrent à plusieurs tutelles: le ministère de l’Agriculture lorsqu’il s’agit de produits d’origine animale (lait) et le ministère de l’Economie lorsqu’il s’agit de produits infantiles, a précisé la même source.

Des « auto-contrôles »

« Comment les contrôleurs s’y sont-ils pris pour ne détecter en septembre aucune salmonelle, alors que l’on sait aujourd’hui, après enquête, que l’usine était infectée depuis février au moins? » s’interrogeait un expert en sécurité sanitaire des aliments, cité de façon anonyme dans le Canard Enchaîné mercredi.

La responsable du ministère de l’Agriculture a par ailleurs noté que d’autres contrôles, ayant repéré des salmonelles sur du matériel de nettoyage et sur les carrelages mais pas sur l’appareil de production et qui dataient du mois d’aout et de novembre, « relevaient vraisemblablement d’auto-contrôles menés par l’entreprise elle-même ».

Le ministère de l’Agriculture « n’a pas eu connaissance » de ces résultats, a ajouté la responsable. « Dans ce cas, il y a une obligation de notification de résultat aux autorités de l’Etat dès lors qu’une non-conformité a été décelée sur un produit mis sur le marché », a précisé la responsable. Lactalis avait évoqué ces deux contrôles le 10 décembre dernier.

La question qui reste en suspens désormais est donc de savoir si les services de la DDCSPP de la Mayenne avaient été informés des résultats des auto-contrôles. « Je n’ai pas cette information (…) C’est l’enquête judiciaire qui le déterminera », a dit la responsable du ministère. « Ce qui nous préoccupe, c’est qu’il n’y ait pas de mise sur le marché de produits dangereux », a-t-elle ajouté. « S’il y a eu dissimulation, fraude ou tromperie, la justice le déterminera, et là ce serait inacceptable et condamnable, mais à ce stade, on ne peut rien dire » a-t-elle ajouté.

4, Jan, 2018
2lys
Lactalis, épisode 5 : Le fond de l’affaire bientôt …

 

… Selon Le Canard enchaîné, Lactalis aurait identifié en août et en novembre la présence de salmonelles « sur du matériel de nettoyage et sur les carrelages » sur son site de Craon (Mayenne). « Rien de nouveau » dans ces informations, selon la direction de Lactalis.

Dans son édition du 3 janvier, Le Canard enchaîné affirme que des salmonelles avaient été découvertes lors de contrôles menés en août sur le site de Craon de l’entreprise Lactalis – d’où provenaient les lots de laits infantiles retirés sur le marché fin 2017 pour cause de contamination aux salmonelles. Les bactéries avaient été découvertes « sur du matériel de nettoyage et sur les carrelages ».

Les contrôles avaient été menés en interne par Lactalis Nutrition Santé. Ne pas communiquer sur ces résultats n’a « rien d’illégal », précise toutefois l’hebdomadaire. Il s’étonne en revanche qu’une inspection sanitaire de routine menée en septembre par une délégation du ministère de l’Agriculture ne semble pas avoir identifié ce problème – ainsi qu’en témoigne un compte-rendu rédigé par la DDCSPP (direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations).

Seul un atelier de mélange de céréales a été inspecté en septembre

« Comment les contrôleurs s’y sont-ils pris pour ne détecter en septembre aucune salmonelle alors que l’on sait aujourd’hui, après enquête, que l’usine était infectée depuis février, au moins ? » s’interroge un expert en sécurité sanitaire, interrogé par le Canard enchaîné.

Dans l’après-midi du 3 janvier, une responsable du service Alimentation au ministère de l’Agriculture a précisé à l’Agence France Presse que le contrôle sanitaire partiel portait sur un seul atelier de l’usine. « L’inspection, comme l’ensemble des activités d’inspection de ce type, portait sur un seul domaine d’activité de l’usine: en l’occurrence, un nouvel atelier de mélange à sec de céréales ».

Le ministère souligne qu’une obligation de notification n’existe que lorsque une non-conformité a été décelée sur un produit mis sur le marché. Lactalis, de son côté, rétorque que « les autorités ont à disposition les résultats des audits en permanence ».

« Rien de nouveau », selon Lactalis

Interrogé par Allodocteurs.fr dans la matinée du 3 janvier, la direction de la communication de Lactalis précise que l’article du Canard enchaîné « ne contient rien de nouveau qui n’ait déjà été évoqué auprès des médias ou des autorités ».  « Les autorités ont été informées de cela. On est dans des activités très contrôlées, et en relation de transparence totale ». « En septembre, lors du contrôle mené [par les autorités sanitaires], rien n’était positif ». Début décembre 2017, Lactalis avait déclaré « [savoir] désormais qu’une contamination dispersée s’est installée [à Craon] suite à des travaux réalisés durant le premier semestre 2017 ».

Lactalis précise que « les lots de produits mis en cause [dans les cas de contamination de nourrissons] ont été fabriqués en début d’année, antérieurement à la période » évoquée par le Canard enchaîné.

La responsable du ministère de l’Agriculture interrogée par l’AFP précise que le ministère de l’Agriculture « n’a pas eu connaissance » des résultats d’auto-contrôles évoqués par le Canard Enchaîné. « Dans ce cas, il y a une obligation de notification de résultat aux autorités de l’Etat dès lors qu’une non-conformité a été décelée sur un produit mis sur le marché », a précisé la responsable. Lactalis avait évoqué ces deux contrôles le 10 décembre dernier lors d’un entretien avec l’AFP. la suite 

La suite au prochaine épisode…

3, Jan, 2018
2lys
Warnings du MIT : Six Cyber Threats to Really Worry About in 2018

More huge data breaches

The cyberattack on the Equifax credit reporting agency in 2017, which led to the theft of Social Security numbers, birth dates, and other data on almost half the U.S. population, was a stark reminder that hackers are thinking big when it comes to targets. Other companies that hold lots of sensitive information will be in their sights in 2018. Marc Goodman, a security expert and the author of Future Crimes, thinks data brokers who hold information about things such as people’s personal Web browsing habits will be especially popular targets. “These companies are unregulated, and when one leaks, all hell will break loose,” he says.

Ransomware in the cloud

The past 12 months have seen a plague of ransomware attacks, with targets including Britain’s National Health Service, San Francisco’s light-rail network, and big companies such as FedEx. Ransomware is a relatively simple form of malware that breaches defenses and locks down computer files using strong encryption. Hackers then demand money in exchange for digital keys to unlock the data. Victims will often pay, especially if the material encrypted hasn’t been backed up.

That’s made ransomware popular with criminal hackers, who often demand payment in hard-to-trace cryptocurrencies. Some particularly vicious strains, such as WannaCry, have compromised hundreds of thousands of computers (see “The WannaCry Ransomware Attack Could’ve Been a Lot Worse”). One big target in 2018 will be cloud computing businesses, which house mountains of data for companies. Some also run consumer services such as e-mail and photo libraries. The biggest cloud operators, like Google, Amazon, and IBM, have hired some of the brightest minds in digital security, so they won’t be easy to crack. But smaller companies are likely to be more vulnerable, and even a modest breach could lead to a big payday for the hackers involved.

The weaponization of AI

This year will see the emergence of an AI-driven arms race. Security firms and researchers have been using machine-learning models, neural networks, and other AI technologies for a while to better anticipate attacks, and to spot ones already under way. It’s highly likely that hackers are adopting the same technology to strike back. “AI unfortunately gives attackers the tools to get a much greater return on their investment,” explains Steve Grobman, chief technology officer at McAfee.

An example is spear phishing, which uses carefully targeted digital messages to trick people into installing malware or sharing sensitive data. Machine-learning models can now match humans at the art of crafting convincing fake messages, and they can churn out far more of them without tiring. Hackers will take advantage of this to drive more phishing attacks. They’re also likely to use AI to help design malware that’s even better at fooling “sandboxes,” or security programs that try to spot rogue code before it is deployed in companies’ systems.

Cyber-physical attacks

More hacks targeting electrical grids, transportation systems, and other parts of countries’ critical infrastructure are going to take place in 2018. Some will be designed to cause immediate disruption (see “A Hack Used to Plunge Ukraine into Darkness Could Still Do Far More Damage”), while others will involve ransomware that hijacks vital systems and threatens to wreak havoc unless owners pay swiftly to regain control of them. During the year, researchers—and hackers—are likely to uncover more chinks in the defenses of older planes, trains, ships, and other modes of transport that could leave them vulnerable.

Mining cryptocurrencies

Hackers, including some allegedly from North Korea, have been targeting holders of Bitcoin and other digital currencies. But the theft of cryptocurrency isn’t the biggest threat to worry about in 2018; instead, it’s the theft of computer processing power. Mining cryptocurrencies requires vast amounts of computing capacity to solve complex mathematical problems. As my colleague Mike Orcutt has noted, that’s encouraging hackers to compromise millions of computers in order to use them for such work (see “Hijacking Computers to Mine Cryptocurrency Is All the Rage”). Recent cases have ranged from the hacking of public Wi-Fi in a Starbucks in Argentina to a significant attack on computers at a Russian oil pipeline company. As currency mining grows, so will hackers’ temptation to breach many more computer networks. If they target hospital chains, airports, and other sensitive locations, the potential for collateral damage is deeply worrying.

Hacking elections (again!)

Fake news isn’t the only threat facing any country running an election. There’s also the risk of cyberattacks on the voting process itself. It’s now clear that Russian hackers targeted voting systems in numerous American states ahead of the 2016 presidential election (see “Latest NSA Leak Reveals Exactly the Kind of Cyberattack Experts Had Warned About”). With midterm elections looming in the U.S. in November, officials have been working hard to plug vulnerabilities. But determined attackers still have plenty of potential targets, from electronic voter rolls to voting machines and the software that’s used to collate and audit results.

As these and other risks grow in 2018, so will the penalties for companies that fail to address them effectively. On May 25, the General Data Protection Regulation will come into effect in Europe. The first big overhaul of the region’s data protection rules in more than two decades, the GDPR will require companies to report data breaches to regulators—and inform customers their data has been stolen—within 72 hours of discovering a breach. Failure to comply could lead to fines of up to 20 million euros or 4 percent of a company’s global revenues, whichever is greater.

The recent revelation that Uber covered up a big cyberattack last year has sparked calls for breach disclosure rules to be toughened in America too. All this means that lawyers as well as hackers will have a very busy 2018.

2, Jan, 2018
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Apple et les crises … et face au bashing constant

Des crises, Apple en a affronté des centaines. Entre des explosions de batterie, des poursuites en justice pour violation de brevets technologiques, des mises en cause d’ONG sur le travail des enfants chez certains de ses fournisseurs asiatiques ou encore ses pratiques borderline d’optimisation fiscale (et la liste est loin d’être close), la vie de l’iconique pomme n’a rien d’un long fleuve tranquille. Longtemps immunisé par la figure mythique de Steve Jobs, son innovation produit disruptive et sa communauté d’Applemaniacs, Cupertino s’est toujours contenté de faire le service minimum et formaté en matière de communication envers ses parties prenantes. A la différence près qu’être une marque qualifiée de « love brand » ne dispense pas d’être scrutée en permanence et avec des impacts potentiellement grandissants depuis que les produits Apple sont quelque peu rentrés dans le rang en termes d’innovation technologique (pas les prix en revanche !). L’affaire des iPhone 6 et 7 ralentis vient démontrer qu’il va falloir sérieusement dépoussiérer cette culture du revers de main et du communiqué corporate qui frôle la caricature. Lire la suite dans le blog du communicant

2, Jan, 2018
2lys
Lactalis, épisode 4 : Les commentaires sur la communication trop pauvre mais rien sur le fond du dossier

L’affaire des laits infantiles contaminés par la salmonelle dure depuis trois semaines. Un feuilleton où le principal concerné, Lactalis, réagit très peu. Méthode désuète et contre-productive, selon un communicant spécialisé dans les périodes de crise. Des promesses d’analyse, un communiqué d’excuses pour les parents dont les enfants auraient été contaminés, et c’est presque tout. Le géant laitier mayennais a très peu communiqué sur l’affaire des laits infantiles contaminés par la salmonelle depuis trois semaines déjà. Une habitude pour le groupe qui se veut très discret. Et un sacré paradoxe quand on sait que Lactalis possède de nombreuses marques connues par les Français : Lactel, Société, Salakis ou encore Galbani. La suite

21, Déc, 2017
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Communication du risque : Exposition des femmes enceintes aux contaminants

Le monde- Les femmes enceintes françaises surexposées à l’arsenic et au mercure – Le pictogramme qui préconise aux femmes de ne pas boire la moindre goutte d’alcool pendant la grossesse, même pendant les fêtes, doit-il également être accolé sur les bourriches d’huîtres ou les plateaux de saumon et de fruits de mer ? On savait déjà que ces mets, consommés crus, étaient déconseillés en raison des risques de listériose. Une étude inédite publiée mardi 19 décembre par Santé publique France (ex-Institut de veille sanitaire), quelques jours avant les agapes de fin d’année, montre que les femmes enceintes françaises sont surexposées à l’arsenic et au mercure, et que cette « surimprégnation » (par rapport notamment aux Américaines et aux Canadiennes) « trouverait une explication dans la consommation plus élevée de produits de la mer ».

Ces résultats préoccupants sont issus du volet périnatal du programme national de biosurveillance que les ministères de la santé et de l’environnement ont demandé à Santé publique France de mettre en œuvre, considérant que « la connaissance des niveaux d’exposition des femmes enceintes [aux polluants de l’environnement] et le mode d’imprégnation sont des enjeux majeurs de santé publique ». L’exposition prénatale à ces polluants est soupçonnée d’avoir des répercussions sur la grossesse (prématurité, malformations congénitales, petit poids à la naissance) et sur le développement et la santé de l’enfant (atteintes du système reproducteur, du métabolisme, du développement psychomoteur et intellectuel ou augmentation du risque de cancer).

Cobalt et plomb

L’étude a été conduite sur un échantillon représentatif de 4 145 femmes ayant accouché en 2011 en France continentale (hors Corse) à partir de prélèvements recueillis au moment de l’accouchement : sang de cordon, urines, cheveux et sérum. Une première salve de résultats, publiée en décembre 2016, a déjà montré la présence de polluants organiques (bisphénol A, phtalates, pesticides, PCB ou composés perfluorés) La suite

20, Déc, 2017
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Construction de l’information : Open data et machine à construire de fausses informations
Le Monde – 3000 news, c’est l’échantillon analysé par le journal du Monde qui ne dévoile qu’un fragment du phénomène. Il montre néanmoins à quel point le réseau social est vulnérable face à des procédés bien huilés.
19, Déc, 2017
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Lactalis , épisode 3 : « On empoisonne nos enfants »

Alors même que les autorités sanitaires parlaient sur les media nationaux le 11 décembre. Ce matin, il semble qu’elles n’aient pas été entendues. Europe 1 – Quentin Guillemain, père d’un bébé qui a consommé du lait Lactalis concerné par le retrait du marché en raison d’un risque de contamination par des salmonelles, a déploré lundi sur Europe 1 le manque de communication et l’inaction de l’État. Il va porter plainte lundi. La suite

Les victimes pensent ne pas avoir considérés. La justice est saisie.

18, Déc, 2017
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Cyber-menaces & Réputation

Le Blog du communicant – La moitié de la planète est dorénavant connectée sur le Web social et que nombre d’industries reposent sur les réseaux de télécommunications dématérialisés, le cyberespace est devenu au fil des ans un terrain de d’opération additionnelle pour la plupart des acteurs politiques, économiques, sociaux mais aussi activistes, hackers, truands digitaux et autres charmants profils. Un à un, les paradigmes communicants des marques et des entreprises s’effritent devant cette porosité croissante induite par la connectivité générale et son corollaire, la « dictature de la transparence » selon les termes mêmes du général de brigade Serge Maurice qui commande depuis juillet 2016, le COMSIC basé près de Rennes, une unité de commandement des systèmes et d’informations et de communication (Comsic) de l’Armée de terre.

Le cyberespace, c’est d’abord un état d’esprit particulier

La mise en réseaux constante des internautes à travers le Web, les médias sociaux, les objets connectés (mais aussi le Dark Web et autres zones moins connues) coïncide avec une tendance sociétale, notamment dans les pays occidentaux, où la désagrégation de la confiance entre les autorités traditionnelles et les citoyens ne cesse de se creuser. Depuis des années, le Blog du Communicant en fait d’ailleurs régulièrement état, grâce en particulier au remarquable outil qu’est l’Edelman Trust Barometer qui en est à sa (bientôt) 18ème édition. Or, la rencontre de cette confiance toujours plus ébréchée et cette capacité technologique toujours plus amplifiée à diffuser (ou s’emparer) des données (vraies ou fausses selon l’objectif) a largement modifié les rapports de force entre d’un côté, les institutions, les entreprises, les experts, les médias classiques et de l’autre, de nouveaux agents propagateurs aux visages divers mais bénéficiant d’un regain de confiance supérieur de la part des internautes. Ainsi, fera-t-on plus facilement crédit aux commentaires de Trip Advisor qu’aux critiques de revues spécialisées dans le tourisme ou la gastronomie.

Le bouche-à-oreille d’un quidam multiplié par 100 parvient désormais à être plus impactant que l’avis d’un rapport d’experts. Injuste ou pas, tel est le schéma asymétrique qui s’est immiscé un peu partout. Sans parler en parallèle des croyances ragaillardies par les conspirationnistes et les tenants des théories du complot où l’axiome majeur repose automatiquement sur le concept de « la vérité est ailleurs ». Un des premiers acteurs à avoir parfaitement saisi l’opportunité de ce clivage dans les perceptions du grand public à l’égard des dirigeants est WikiLeaks (relire l’article du blog paru à ce sujet en 2010). Ce regroupement clair-obscur d’activistes, d’as patentés de la technologie s’est fait une spécialité d’aller piocher des infos confidentielles au sein de banques, d’entreprises d’armées ou de partis politiques. Une fois les données sensibles recueillies, elles sont disséminées et deviennent une redoutable arme de guerre réputationnelle. De même, les Paradise Papers, les Lux Leaks et autres fuites massives d’infos secrètes n’auraient pas pu connaître autant d’ampleur sans le concours de la connectivité digitale et des orfèvres en piratage informatique et en cryptologie. Et à ceux qui pensent encore pouvoir passer à travers les mailles de cette philosophie activiste particulière, le général Maurice cite l’exemple du géant du BTP Vinci. Mis en cause par des ONG liées à des activistes pour son non-respect des Droits de l’homme sur les chantiers de la Coupe du Monde de football 2022 au Qatar, de faux communiqués de presse associés à un faux site Vinci.fr ont été massivement expédiés aux agences de presse. Reuters est tombé dans le panneau et a publié une dépêche. Le cours de l’action Vinci a aussitôt chuté de 14% et mettra ensuite deux semaines à revenir à son niveau antérieur malgré des démentis rapides.

Des réseaux et des failles

Aux yeux du militaire largement rompu aux conflits numériques que le Comsic surveille au grain, trop nombreuses sont encore les organisations à disposer d’une culture Web déficiente. Ce qui les conduit bien souvent à minorer les risques, sous-investir en ressources humaines, techniques et budgétaires … jusqu’au jour où la catastrophe survient. Souvenez-vous du piratage gigantesque de Yahoo il y a quelques années ! Acteur pourtant placé mieux que quiconque pour embrasser cette dimension, le pionnier du Web s’est proprement fait dévaliser ses données avant de l’admettre piteusement des années plus tard et de finalement disparaître de la scène industrielle, la marque étant tellement discréditée (même si d’autres critères expliquent aussi la chute de Yahoo).

Ceci d’autant plus que les cybermenaces se sophistiquent à mesure que le Web et ses usages grandissent. Au début des années 2000, les piratages de jeux et les virus malveillants dans les fichiers informatiques et les messageries électroniques étaient légion et avaient l’art de paralyser un temps le réseau d’une entreprise. En 2007, c’est carrément à des représailles digitales que l’Estonie, pays ultra-connecté, a dû faire face pour avoir osé déboulonner des symboles de l’ancienne puissance coloniale soviétique. En 2014, le général Maurice évoque la campagne de Crimée où les systèmes de guidage des missiles ukrainiens avaient été piratés par leurs adversaires et possédaient du coup une balistique défaillante ! L’année suivante, ce sont des sites et des pages Facebook de l’OSCE qui ont été défacées avec de fausses informations. Plus les réseaux se parlent, plus les failles potentielles se multiplient. N’importe qui peut en subir les frais techniques mais aussi réputationnels. Imaginez par exemple une poupée connectée (objet en vogue au pied des sapins de Noël) qui est hackée par un petit malin qui lui fait alors tenir des propos scabreux et choquants pour l’enfant et déclenche ainsi une crise à la clé pour le fabricant du jouet.

Réel et virtuel sont à appréhender comme un tout.

Directeur d’Aeneas Conseil et Sécurité, Serge Lopoukhine est familier de l’intelligence économique. Avec l’avènement des technologies numériques, il est au premier rang pour constater que le risque n’est plus un épiphénomène médiatique ou réservé à une catégorie d’acteurs comme l’armement, l’espionnage et autres secteurs discrets. Pour 2016, il mentionne le chiffre de 4500 attaques cyber en France soit une moyenne de 2,2 par jour. Certaines sont vite repérées et jugulées mais d’autres peuvent avoir une onde tellurique puissante tant les outils à disposition relèvent désormais de l’inventaire à la Prévert (bien que les petits noms n’aient rien de francophones !) : botnets, malwares, ransomwares, vers, spywares, sockpuppets, DDOS, astroturfing et la liste est loin d’être close.

Mais la technologie n’est souvent que le marteau guidé par des mains plus ou moins malveillantes et ciblées. Des mains qui tapent de moins en moins au hasard et avec le concours de relais structurés cette fois bien humains pour mener l’attaque en règle. En 2016, l’hébergeur Web français OVH avait ainsi subi la plus grave attaque de déni de service jamais enregistrée pour faire tomber ses infrastructures et par ricochets provoquer nombre d’impacts pour les clients sous contrat avec OVH.

Pour les deux experts de la conférence, il ne s’agit pas de céder à la psychose mais plus clairement d’intégrer une anticipation plus poussée des risques de ce type qui dépassent le simple cadre du câble informatique débranché. Cela passe notamment par des approches directement inspirées des univers militaires qui ont l’habitude d’évoluer sur des terrains de bataille virtuels mais aux effets bien réels. A cet égard, le général Maurice souligne l’objectif de l’Armée de Terre : disposer de 2600 combattants en 2019, 600 experts à la Direction Générale de l’Armée et 4400 réservistes spécialisés pouvant renforcer si besoin. Les entreprises n’ont certes pas forcément besoin de lever en masse de telles armées mais elles doivent se poser des questions essentielles pour Serge Lopoukhine comme déterminer et veiller en permanence sur son écosystème pour savoir qui peut nuire, sur quels motifs potentiels et quels sont les points critiques de l’entreprise. Car, aussi étonnant que cela puisse paraître dans ce pugilat numérique, la première clé d’entrée est souvent … un humain ! Que ce soit par erreur, esprit de vengeance, convictions personnelles atteintes par l’entreprise, appât du gain, les raisons peuvent être variées. Cependant, quelles qu’elles soient, l’impact réputationnel peut lui se doubler d’une facture douloureuse et parfois létale. Et les communicants font dorénavant partie intégrante de ces enjeux à relever.

17, Déc, 2017
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Data Mining Reveals the Way Humans Evaluate Each Other

MIT – The way we evaluate the performance of other humans is one of the bigger mysteries of cognitive psychology. This process occurs continuously as we judge individuals’ ability to do certain tasks, assessing everyone from electricians and bus drivers to accountants and politicians. The problem is that we have access to only a limited set of data about an individual’s performance—some of it directly relevant, such as a taxi driver’s driving record, but much of it irrelevant, such as the driver’s sex. Indeed, the amount of information may be so vast that we are forced to decide using a small subset of it. How do those decisions get made? Today we get an answer of sorts thanks to the work of Luca Pappalardo at the University of Pisa in Italy and a few pals who have studied this problem in the sporting arena, where questions of performance are thrown into stark relief.  Their work provides unique insight into the way we evaluate human performance and how this relates to objective measures.

In recent years, the same players have also been evaluated by an objective measurement system that counts the number of passes, shots, tackles, saves, and so on that each player makes. This technical measure takes into account 150 different parameters and provides a comprehensive account of every player’s on-pitch performance. The question that Pappalardo and co ask is how the newspaper ratings correlate with the technical ratings, and whether it is possible to use the technical data to understand the factors that influence human ratings.The researchers start with the technical data set of 760 games in Serie A in the 2015-16 and 2016-17 seasons. This consists of over a million data points describing time-stamped on-pitch events. They use the data to extract a technical performance vector for each player in every game; this acts as an objective measure of his performance.

The researchers also have the ratings for each player in every game from three sports newspapers: Gazzetta dello Sport, Corriere dello Sport, and Tuttosport.

The newspaper ratings have some interesting statistical properties. Only 3 percent of the ratings are lower than 5, and only 2 percent higher than 7. When the ratings are categorized in line with the school ratings system—as bad if they are lower than 6 and good if they are 7 and above—bad ratings turn out to be three times as common as good ones.

In general, the newspapers rate a performance similarly, although there can be occasional disagreements by up to 6 points. “We observe a good agreement on paired ratings between the newspapers, finding that the ratings (i) have identical distributions; (ii) are strongly correlated to each other; and (iii) typically differ by one rating unit (0.5),” say Pappalardo and co.

To analyze the relationship between the newspaper ratings and the technical ratings, Pappalardo and co use machine learning to find correlations in the data sets. In particular, they create an “artificial judge” that attempts to reproduce the newspaper ratings from a subset of the technical data.

This leads to a curious result. The artificial judge can match the newspaper ratings with a reasonable degree of accuracy, but not as well as the newspapers match each other. “The disagreement indicates that the technical features alone cannot fully explain the [newspaper] rating process,” say Pappalardo and co.

In other words, the newspaper ratings must depend on external factors that are not captured by the technical data, such as the expectation of a certain result, personal bias, and so on.

To test this idea, Pappalardo and co gathered another set of data that captures external factors. These include the age, nationality, and club of the player, the expected game outcome as estimated by bookmakers, the actual game outcome, and whether a game is played at home or away.

When this data is included, the artificial judge does much better. “By adding contextual information, the statistical agreement between the artificial judge and the human judge increases significantly,” say the team.

Indeed, they can clearly see examples of the way external factors influence the newspaper ratings. In the entire data set, only two players have ever been awarded a perfect 10. One of these was the Argentine striker Gonzalo Higuaín, who played for Napoli. On this occasion, he scored three goals in a game, and in doing so he became the highest-ever scorer in a season in Serie A.  That milestone was almost certainly the reason for the perfect rating, but there is no way to derive this score from the technical data set.

An important question is what factors the artificial judge uses to match the newspaper ratings. “We observe that most of a human judge’s attention is devoted to a small number of features, and the vast majority of technical features are poorly considered or discarded during the evaluation process,” say Pappalardo and co.

So for attacking forward players, newspapers tend to rate them using easily observed factors such as the number of goals scored; they rate goalkeepers on the number of goals conceded. Midfield players tend to be rated by more general parameters such as the goal difference.

That makes sense—human observers have a limited bandwidth and are probably capable of observing only a small fraction of performance indicators. Indeed, the team say the artificial judge can match human ratings using less than 20 of the technical and external factors.

That’s a fascinating result that has important implications for the way we think about performance ratings. The goal, of course, is to find more effective ways of evaluating performance in all kinds of situations. Pappalardo and co think their work has a significant bearing on this. “This paper can be used to empower human evaluators to gain understanding on the underlying logic of their decisions,” they conclude

14, Déc, 2017
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La définition des perturbateurs endocriniens adoptée à Bruxelle
Le Monde – Les états membres ont votés des critères d’identification de ces produits dans le cadre du réglement européen sur les pesticides.

Pas de tergiversations, cette fois. Mercredi 13 décembre, les Etats membres ont adopté, du premier coup, une version remaniée des critères d’identification des perturbateurs endocriniens. Un vote en forme d’aboutissement pour la Commission européenne qui est parvenue, après dix-huit mois d’enlisement, à réunir une majorité qualifiée (55 % des pays représentant au moins 65 % de la population totale de l’UE). La suite sur le Monde

13, Déc, 2017
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Les acteurs de la recherche tirent la sonnette d’alarme sur la délocalisation des essais cliniques

Hospimédia – La France n’est plus une terre d’accueil attractive pour mener des essais cliniques. Dans une lettre ouverte, plusieurs acteurs alertent la ministre Agnès Buzyn sur les retards qui s’accumulent dans le traitement des dossiers. La désignation aléatoire des comités de protection des personnes et l’évaluation de l’ANSM sont particulièrement visées. Les délais administratifs, qui dépassent les durées légales, dans la procédure d’approbation des essais cliniques continuent de susciter une levée de boucliers des acteurs de la recherche. Une lettre ouverte* est ainsi adressée à Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, pour « lutter contre la délocalisation des essais cliniques » causés par ces retards. « Le temps est un facteur clé dans le domaine de l’innovation. Des délais d’approbation trop longs jouent contre les entreprises innovantes de la santé et les obligent à adopter une stratégie de contournement en réalisant leurs essais cliniques à l’étranger« , explique Maryvonne Hiance, la présidente de France Biotech qui s’est déjà fendue d’une lettre ouverte en juillet 2016. La missive a ainsi pour objectif d’attirer « l’attention des pouvoirs publics sur les graves difficultés que [les promoteurs] continuent de rencontrer en termes de retards dans l’évaluation et donc dans l’autorisation et le démarrage des essais cliniques en France« . (la suite sur le site d’Hospimédia)

13, Déc, 2017
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Levothyrox, nouvel épisode: Le Conseil d’État ne relève aucune carence du Gouvernement sur le Levothyrox

Hospimédia – Le juge du référé-liberté du Conseil d’État a statué sur la gestion par le Gouvernement de la crise du Levothyrox. Le changement de formulation de ce médicament contre les troubles de l’équilibre thyroïdien a provoqué une hausse des déclarations d’effets indésirables et de nombreux patients ont demandé le retour de l’ancienne formule sur le marché. Un particulier a notamment saisi le tribunal administratif (TA) de Paris pour enjoindre le ministère de la Santé à prendre des mesures pour ce retour. Après rejet de sa demande, il a saisi le Conseil d’État en cassation. Ce dernier annule le rejet du TA de Paris mais opère ensuite un rejet de la demande d’injonction du requérant. Le Conseil d’État reconnaît qu’une « carence caractérisée » du Gouvernement dans l’utilisation de ses pouvoirs pour permettre à toute personne de recevoir les traitements appropriés à son état de santé peut être une « atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale » en cas d’altération grave de l’état de santé. Ce point justifierait alors une injonction du juge du référé-liberté le cas échéant. Le Conseil d’État rappelle les mesures prises par les pouvoirs publics à propos du Levothyrox pour justifier sa décision :  demande au laboratoire Merck de solliciter l’autorisation d’importation d’Euthyrox ; autorisation de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ; autorisation de l’ANSM de distribution d’une autre spécialité de Sanofi ; autorisation de mise sur le marché de la spécialité générique Thyrofix. « Dans ces conditions, et compte tenu du fait que le requérant ne fait pas état de difficultés qu’il aurait actuellement à se procurer le médicament que lui a prescrit son médecin, le Conseil d’État juge qu’il n’y a pas de carence caractérisée de la part du ministre de la Santé« , explique la cour dans un communiqué.

Est-ce la fin  ?

13, Déc, 2017
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Médicament : Sanofi jugé responsable pour la malformation d’un enfant dont la mère utilisait de la Dépakine.

Europe 1 – La cour d’appel d’Orléans a confirmé pour la première fois la responsabilité du géant pharmaceutique Sanofi dans la malformation d’un enfant dont la mère prenait l’antiépileptique Dépakine, condamnant le groupe à payer près de trois millions d’euros à la famille et à la CPAM. Le groupe pharmaceutique, qui va se pourvoir en cassation, a été condamné à payer plus de deux millions d’euros à la famille, dont une rente à vie à la fille cadette qui présente « un syndrome malformatif général, anomalies des membres supérieurs ». Un médicament à la sécurité remise en cause. Sanofi a également été condamné à rembourser l’intégralité des frais versés par la caisse primaire d’assurance maladie (plus d’un million d’euros) au titre des dépenses de santé de la victime. La cour a confirmé la décision du tribunal de grande instance de Tours de 2015 et « engage la responsabilité de la société Sanofi-Aventis France du fait de produits défectueux ». Elle estime que le médicament est « un produit qui n’offre pas la sécurité à laquelle on peut légitimement s’attendre ». Sanofi se défend. Sanofi soutient pour sa part avoir toujours respecté ses obligations d’information et avoir averti les autorités de santé dès le début des années 1980 sur les risques de malformation du foetus. « Les risques de malformations liés à la prise d’un traitement antiépileptique (Valproate de sodium) pendant la grossesse étaient bien mentionnés à l’époque des faits (2001) dans les documents d’information du médicament et que les médecins avaient transmis cette information à la patiente », estime le groupe dans un communiqué. « Dangers ». La présidente de l’Association d’aide aux parents d’enfants souffrant du syndrome de l’anti-convulsivant (Apesac), Marine Martin, s’est elle réjouie de cette condamnation : « J’ai félicité la famille pour cette victoire, cette décision confirme l’absence d’information sur les dangers du produit pour la femme enceinte que je dénonce depuis près de sept ans ». Selon elle, Sanofi « a manqué à son devoir d’information et doit assumer sa responsabilité vis-à-vis des milliers d’enfants victimes de la Dépakine ».

13, Déc, 2017
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Lait infantile contaminé: épisode 2. Second rappel de Bercy de 620 produits Lactalis

Le Monde,  Le groupe laitier Lactalis, mis en cause pour des cas de salmonellose chez des nourrissons, a annoncé avoir identifié « une cause probable » de cette contamination. L’affaire du lait infantile contaminé prend de l’ampleur. Le gouvernement a annoncé, dimanche 10 décembre, un retrait massif et une suspension de commercialisation et d’exportation de produits de nutrition pour jeunes enfants fabriqués depuis le 15 février par le groupe Lactalis dans son usine de Craon (Mayenne). Soit 600 lots vendus sous les marques Picot, Milumel, Lémiel, Pepti Junior, mais aussi sous marque de distributeur Carrefour. Environ 7 000 tonnes au total. Bercy avait déjà alerté le 2 décembre. Après avoir constaté la survenue de vingt cas de salmonellose chez des bébés de moins de 6 mois ayant consommé des produits Lactalis, le ministère avait ordonné le retrait et le rappel de douze lots fabriqués entre mi-juillet et fin novembre, susceptibles d’être contaminés par des salmonelles. Soit près de 200 000 boîtes, dont 40 000 étaient encore en stock dans l’entreprise. Mais durant la semaine suivante, cinq nouveaux cas ont été détectés, dont un lié à la consommation d’un lait de riz, Picot riz 1er âge, dont la référence ne figurait pas dans la liste des laits retirés de la vente. Les autorités sanitaires ont tenu à rassurer la population en soulignant que tous les enfants concernés se portaient bien. Elles ont également publié une liste de produits de substitution pour les parents concernés par les retraits. Et pour ceux qui n’avaient pas la possibilité de trouver une alternative, l’alerte tombant un dimanche, elles ont incité les parents à préparer le biberon avec le lait à leur disposition mais de le faire bouillir deux minutes. La suite

10, Déc, 2017
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