De l’art de gouverner l’incertitude


La préparation insuffisante ou inadaptée des organisations compte parmi les causes récurrentes qui mettent en péril l’organisation et sa réputation au moment de la crise. Chaque entreprise pense légitimement connaître ses failles, ses risques, ses possibles crises et les sujets sur lesquels elle peut être interpellée par la société, ses publics internes, sa gouvernance, les institutions publiques, un citoyen. Elle conçoit des plans pour des réponses opérationnelles qui traitent de logistique, recense les stocks et des moyens humains, techniques et des process à mettre en action dans une logique réglementaire, d’assurance et de réassurance. Mais c’est sans compter sur les variations constantes des préoccupations. Comment être préparé au chaos, à la réalité d’une situation dans laquelle la réponse de la société, la fabrication de l’opinion et le processus décisionnel entrent en collision avec la plus grande brutalité ?
L’exigence « d’instantanéité » de votre réponse dans la crise rend impératif la formation des dirigeants et de leurs équipes. La question centrale n’est pas pour votre organisation de traverser un épisode médiatique, d’intégrer une dimension « empathique » à la communication, comme le préconise de nombreuses agences. La question centrale tourne autour de la démonstration de votre responsabilité, et de décider du: comment agir pour préserver et mettre à l’abri des publics, protéger l’outil de travail et les salariés des dommages. Il est question de votre capacité à résilier.

Pour y parvenir, il faut être préparé. Il existe des règles et il faut de nombreuses expériences pour disposer des bons réflexes.
(…) face à ce qui est aujourd’hui critiqué dans nos sociétés, la demande est celle de la régulation, de contre-pouvoirs qui soient capables, au nom d’autres systèmes de valeurs, d’introduire de l’équité sinon de la justice, de la mesure sinon des limites, de l’éthique sinon du droit, de la responsabilité sinon de la morale. Ce n’est pas le capitalisme en soi qui est critiqué comme système d’organisation de l’économie, mais les conséquences de son fonctionnement en dehors de l’économie, dans la société. L’« opinion » elle n’a pas une pensée autonome. Elle traduit des sensibilités, dans la société, qui peuvent se reconnaître ou non dans des modes d’organisation, des règles civiques et des comportements sociaux. (…)
* Formation des dirigeants et de leurs équipes. Analyse de positionnement et des situations à risque
* Diagnostics des outils en place etc…
* Gérer avec vous la crise « à chaud »