Avec l’ouverture d’un bureau parisien, Netflix montre ses ambitions en France, où le service est présent depuis trois ans.

L’insolence du succès et la suprématie de Netflix lui attire bien des opposants. Pour calmer le jeu, le PDG Reed Hasting a annoncé que Netflix aura un bureau en France d’une vingtaine de personnes à partir de 2019. Avec cette présence, l’entreprise américaine cherche à donner des gages à un marché à l’importance croissante : on ne pourra plus dire que le leader de la vidéo en ligne par abonnement dans le monde – et en France – n’a pas un seul employé dans l’Hexagone. « En tant qu’entreprise, nous essayons de grandir et de devenir de meilleurs citoyens européens et français », a assuré le fondateur de la plate-forme née en Californie. Avec ce signe de bonne volonté, Netflix montre ses ambitions en France, où le service fête son troisième anniversaire, bien que, sur le fond, ses concessions soient limitées.

L’installation du bureau français est symbolique : tout le secteur se rappelle que Netflix, lors de son arrivée fin 2015, avait déjà ouvert une toute petite antenne, constituée de deux ou trois employés chargés du marketing et des relations presse. Mais ce bureau avait rapidement été fermé et tous les salariés français rassemblés au siège européen à Amsterdam : ce retrait, symbolique du refus d’intégrer le système de réglementation audiovisuelle français, n’avait fait que renforcer l’hostilité du milieu audiovisuel et politique hexagonal. La suite dans Le Monde

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